jeudi 17 septembre 2009

Tu n'aimeras point...

Quelle connerie que cette idée de pureté. De se priver, de gâcher sa vie et celle des autres pour tenter d’arriver à atteindre cet idéal de pureté (de merde) qu’il soit lié à la religion ou à la société… En même temps, je me sens encore aujourd’hui incapable d’aimer, par peur de souffrir bien évidemment mais très certainement aussi pour l’idéal de pureté de ma mère… Idéal familial et sociétal aussi ! Pas forcément le mien mais celui des autres, le votre…

Mais qu’est-ce que la pureté, à part regarder sa vie défiler, se consumer sans rien pouvoir faire, tout louper pour un Paradis incertain, pour une reconnaissance sociale (laquelle et pourquoi ?) et familiale (pourtant n’est-il pas possible de s’en passer ?). Serait-ce égoïste de privilégier, pour une fois, ma vie à moi, oublier ces convenances de merde, fruit d’une culture judéo-chrétienne dépassée (et de loin), d’une mère qui se plaint de ce que lui a fait vivre la sienne mais qui n’est pas capable de regarder en face ses propres erreurs ? Il est bien évident que la situation est plus complexe, que l’absence d’une stabilité relative par un boulot fixe ou un CDD de longue durée n’est qu’un facteur négatif de plus. Rien de simple mais comme dans toute vie sans doute…

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