lundi 1 juin 2009

La vie, ce mensonge part III ou le bal des faux-culs

Un long silence. Relativement inexplicable. Avec du recul, très probablement un manque de temps, du temps où je peux être seul et penser librement, du temps où je ne suis pas agressé par l’extérieur et je peux me réfugier dans mes pensées. De nombreuses choses à dire pourtant, une fin d’année 2008 terne, un début 2009 revigorant, toujours aussi instable mais un renouveau tout de même et quelques opportunités seront peut-être bientôt à saisir... Mon premier "vrai" projet d’adulte avec l’achat d’une voiture neuve que mon papa a gentiment négocié pour moi... Mes presque 26 ans qui me font moins peur que l’année dernière, il paraît que je fais plus jeune, pourquoi devrais-je alors m’inquiéter malgré une date de péremption qui semble s’approcher de plus en plus rapidement ? Un trop court séjour à Paris, des semelles élimées sur le pavé parisien, de Montmartre, Saint-Denis et de Saint-Ouen entre autres... Un peu de peintures murales par-ci, par-là... Un certain équilibre ou un équilibre certain ?

Toujours dans mes pensées et mes rêves, toujours une idée de régime derrière la tête, toujours cette idée de road trip qui pourrait très certainement se concrétiser le mois prochain... Toujours ce travail sur moi, toujours ce regard dur lorsque je me retourne sur moi-même... Toujours certaines incompréhensions malgré de nouvelles réponses, de nouvelles sensations dues à ma propre maturation.

Dernièrement, mon premier mec m’a recontacté. J’avais recroisé une ancienne amie en janvier et je savais très bien qu’ils se voyaient encore. Bizarrement cela m’avait presque fait plaisir de la revoir (à moins que se ne soit de revoir sa mère ?) et de découvrir qu’elle s’était (enfin) sorti de sa dépression chronique mais pas de langue de pute. Faux-cul !

Donc, il a obtenu de mes nouvelles (plutôt mauvaises) par cette dernière. Curiosité quand tu nous tiens !!! La dernière fois que je l’ai vu, il allait quitter son mec et essayait de savoir s’il était encore possible de construire quelque chose avec moi. Manipulateur un jour, manipulateur toujours. Il n’a rien dit mais j’avais tout deviné. Il y a quelques années, j’aurais pu dire que c’était la personne que je connaissais le mieux, chaque geste, chaque parole, chaque réaction. Tout, je pouvais tout prévoir.
Cette fois-ci, c’était pour me jeter à la gueule tout son bonheur et comparer l’évolution de nos vies depuis trois ans, avec toujours cette envie de gagner. Mais gagner quoi ? Y’a t’il des choses à gagner en se réjouissant des échecs de ses ex ? Du coup, j’ai menti (même pas honte d’abord), j’ai "arrangé la vérité" comme il savait si bien le dire. J’ai donc eu le droit à toute sa vie de couple plan-plan dans cette ville de province que je déteste. C’était son rêve d’y décrocher un job (les assurances, n’y a t’il pas plus tripant ?), il l’a exaucé. Ambition quand tu nous tiens... Puis, il m’a fait découvrir son appartement pardon duplex de 110m2 avec cour, pierres apparentes... et comble du chic, exclusivement meublé en Ikéa (un vrai appart témoin)… Et enfin, j’ai eu le droit de découvrir ses quelques 15 ou 20kg en plus (si l’amour fait autant grossir, c’est peut-être pas plus mal le célibat ?), les qualités sexuelles de ses divers mecs... No comment. Tant d’étalage. Faux-cul !

Quelques jours plus tard, j’ai croisé une ancienne camarade de classe, de la maternelle au CE2 puis en terminale et même à la fac... Une vraie salope qui a écouté le verdict de l’infirmière scolaire qui me disait que j’étais daltonien sans rien m’en expliquer. Mais l’autre poufiasse avait l’air de savoir et l’a dit à tout le monde (elle l’a refait en terminale, la connerie a t’elle des limites ?). Avec ses airs supérieurs, elle m’a toujours pris de haut. On se croise donc mais je parle avec deux autres personnes. Elle quitte la salle mais ne me quitte pas des yeux, découvre que je pars aussi et me rejoins aussitôt. Trop tentant sans doute ! Engage la conversation et lance son interrogatoire. Je réponds et en profite aussi pour glisser quelques questions (salope, salope, salope !) tout en restant très interloqué par l’énorme tâche qu’elle a sur le visage (coup de soleil, accident, ???) et sur le son de sa voix : celle d’une vieille pute en fin de carrière... Elle semble, pour une fois, s’intéresser à moi. Pure illusion, elle s’intéresse avant tout à elle et à ce qu’elle pourra restituer (avec quelques déformations, bien sûr, sinon c’est pas marrant) à son retour chez ses vieux babas de parents. Faux-cul !

Le jour même, je quitte le travail avec un collègue et vois une nana sortir d’une voiture, c’est une autre poufiasse (j’en connais toute une charretée)... Une ancienne connaissance... C’est la journée décidément, et je réfléchi à peine quand je lui lance un bonjour. Moi aussi j’en veux des ragots et commence donc l’interrogatoire puisque j’ai la main mais probablement pas la technique... Je m’en lasse vite : c’est une fille plus connue pour son cul que pour son esprit (ou même son visage !!!). Faux-cul.

C’est aussi l’occasion de faire un tour d’horizon de mon entourage notamment professionnel. Faux-culs.

De penser aussi à moi. Faux-cul.

Et de m’interroger sur l’une des raisons qui m’a poussé à couper les ponts avec cet ex, à son attitude, toujours à l’affut d’un ragot, même sur nos plus proches amis. Une attitude qui m’a vite fatigué et à défaut de le faire changer m’a éloigné de lui. Mais étant tous plus ou moins hypocrites, c’est probablement peine perdue. Aujourd’hui, je m’en fou et souhaite avant tout profiter de certains moments... Loin d’être une désillusion, c’est avant tout une simple composante de l’Humanité, je prend en compte cette donnée et fais avec. En tout cas, certaines personnes - bonnes ou mauvaises et même si un jour je les ai renié - feront toujours partie de ma vie.

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