dimanche 28 juin 2009

Beau brun…

Une semaine de boulot chargée. Deux jours bloqués à un poste ennuyeux et rébarbatif à souhait, loin de toute l’équipe. De longues discussions par mail, un thème revient : Marie-Jo... Récurrent !!! Malgré, la volonté de tirer un trait sur bien des choses, elle m’obsède encore. Il n’y a qu’à voir son comportement lors de ces dernières semaines... Le chantage affectif, toujours !

Mercredi, j’ai aussi rencontré l’ami gay d’une collègue de boulot. Tactile, posé, brun, frisé... Une éternité. Cela fait une éternité qu’un garçon ne m’avait pas autant marqué. Une certaine aura... Il irradie, c’est tout.

Tout cela me ramène à mes propres émotions. Aucunes. J’ai l’impression d’en avoir aucunes. Toujours une certaine difficulté à exprimer ce que je ressens. Mais qu’est-ce que je peux bien ressentir en fait ? Rien ou presque ! Je me souviens de ce jour, dans cette même chambre, où recroquevillé à même le sol, je me suis promis d’arrêter de pleurer pour tous ces cons - la plupart des mecs du collège et mes parents - qui n’en valaient pas la peine. Encrant ce pacte par une morsure sur l’avant-bras. Un moyen efficace pour me détendre... Depuis, je cherche à contrôler toute émotion. Comment contrôler cette réaction soudaine qu’est l’émotion tout en souhaitant pleinement profiter de la vie ? En tout cas, j’y suis tellement bien arrivé qu’aujourd’hui, je n’ai plus grand chose à contenir. Maîtriser nos propres sentiments revient à les annihiler, à neutraliser cette réaction physiologique normale et à régresser voire à favoriser l’évitement. Se détacher des autres - ce que je fais minutieusement, à part de rares exceptions, depuis au moins trois ans - est la meilleure façon pour ne rien vivre et donc rien ressentir...

Bref, tout cela pour dire que j’apprécie cette resocialisation et que j’aimerais bien vivre une nouvelle histoire... Simplement redémarrer un semblant de vie après ce trop long sommeil.

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