Depuis quelques jours, je faisais des plans sur la comète pour janvier : un studio, être vraiment indépendant, reprendre des cours d’anglais,… En fait, envisager une VRAIE vie !!! Et puis hier, j’ai eu une mauvaise nouvelle : point de nouveau contrat et la réinscription à l’ANPE qui se profile pour début janvier… Alors, oui, j’ai eu une bonne année 2009 d’un point de vue professionnel mais côté vie privée et côté cœur, elle a été aussi morose que les précédentes… Juste au moment, où je souhaitais profiter des progrès que j’ai pu faire ses derniers mois, de mes avancées qui sont assez nombreuses ou qui me permettent du moins de faire un état des lieux et des choses qu’il me reste à améliorer, et bien le carrosse redevient citrouille, il ne me reste qu’une chaussure de verre mais personne ne retrouvera la seconde…
Ni studio, ni vie sociale, janvier se présente morose, je vais à nouveau hiverner en Vendée, dans ce trou du cul du monde… Me forcer à vivre avec des gens, mes parents, qui ne peuvent pas m’accepter tel que je suis. Donc faire semblant de vivre !! Etre obligé de leur montrer ce qu’ils souhaitent et non pas ce qui fera mon bonheur !! Qui a-t-il de pire que ne pas pouvoir être libre d'évoluer tel que l'on est? Je suis constamment obligé de mentir, de tricher, mais c’est lassant, je suis d'humeur exécrable et donc je ne fais rien pour ne pas avoir à mentir. Rien fait, rien à dire !
...
samedi 12 décembre 2009
dimanche 8 novembre 2009
Un tourbillon de feuilles mortes
Encore tout un tas de questions, en vrac, dures, tenaces, elles font toujours aussi mal…
Un film excellent et fort, je m’en suis encore pris plein la gueule, quelques amis : une expo, un verre et un jeu mais toujours ce retour au mutisme… Pourquoi ??? Un long retour à pied, du temps pour penser…
Il est indéniable que ces "valises" dont j’ai parlé à plusieurs reprises ici sont encore dans mes pattes. Je voulais m’en débarrasser mais c’est illusoire. Je me rends compte que je suis obligé de les garder, c’est mon identité !!! Par contre, je peux les trier, les archiver et les ranger pour de bon tout en sachant que j’y reviendrais un jour sans doute mais probablement le plus tard possible lorsque je serai un vieux con bon à euthanasier !
En ce moment je suis bloqué par une sorte de désir virtuel pour un garçon que j’ai croisé, qui m’a marqué par sa sérénité… Alors, je l’idéalise, imagine une possible relation et les événements qui pourraient la ponctuer… J’imagine aussi plein d’évènements toujours autant virtuels qui pourraient se produire dans ma vie… Tout le temps !!! Mais, ce n’est que le fruit de mon imagination et cela ne m’aide pas vraiment à me réaliser dans le moment présent… Je suis une nouvelle fois perdu…
Je traîne les pieds dans les feuilles mortes… J’en profite pour les faire valser, devenues si ternes après cet été indien… J’en profite pour faire valser des tas d’idées et de souhaits que je voulais voir se concrétiser cette année… Elles iront rejoindre celles de l’année dernière, tombées avant l’heure, aujourd’hui totalement décomposées, terreau de celles de l’année prochaine (ou pas)… Je suis embourbé dans un tas de fumure, bientôt étouffé par mes souhaits irréalisés de ces 26 années.
Un film excellent et fort, je m’en suis encore pris plein la gueule, quelques amis : une expo, un verre et un jeu mais toujours ce retour au mutisme… Pourquoi ??? Un long retour à pied, du temps pour penser…
Il est indéniable que ces "valises" dont j’ai parlé à plusieurs reprises ici sont encore dans mes pattes. Je voulais m’en débarrasser mais c’est illusoire. Je me rends compte que je suis obligé de les garder, c’est mon identité !!! Par contre, je peux les trier, les archiver et les ranger pour de bon tout en sachant que j’y reviendrais un jour sans doute mais probablement le plus tard possible lorsque je serai un vieux con bon à euthanasier !
En ce moment je suis bloqué par une sorte de désir virtuel pour un garçon que j’ai croisé, qui m’a marqué par sa sérénité… Alors, je l’idéalise, imagine une possible relation et les événements qui pourraient la ponctuer… J’imagine aussi plein d’évènements toujours autant virtuels qui pourraient se produire dans ma vie… Tout le temps !!! Mais, ce n’est que le fruit de mon imagination et cela ne m’aide pas vraiment à me réaliser dans le moment présent… Je suis une nouvelle fois perdu…
Je traîne les pieds dans les feuilles mortes… J’en profite pour les faire valser, devenues si ternes après cet été indien… J’en profite pour faire valser des tas d’idées et de souhaits que je voulais voir se concrétiser cette année… Elles iront rejoindre celles de l’année dernière, tombées avant l’heure, aujourd’hui totalement décomposées, terreau de celles de l’année prochaine (ou pas)… Je suis embourbé dans un tas de fumure, bientôt étouffé par mes souhaits irréalisés de ces 26 années.
dimanche 18 octobre 2009
Non ma fille tu n'iras pas danser...
J’avais déjà indiqué avoir déserté ce coin introspectif depuis le début de l’année, en fait cela fait presque un an... Parallèlement cette démarche que j’ai initiée pour avancer s’est ralentie, parfois à l’inverse accentuée... Toujours est-il qu’aujourd’hui, je suis toujours à la traîne... Mes deux années de blog sont passées sans que je m’en rendre compte alors que j’ai pu constater tant d’autres désertions, de blogs que j’affectionnais particulièrement, pour leur ton, leur foisonnement ou simplement pour leur exemple... Une période moins forte, moins dense, où j’ai perdu l’habitude d’écrire, voire pour un temps je n’en ai plus eu le besoin... Un road trip avorté qui devait tant m’apporter...
Je ne suis pourtant pas en manque d’idées, ni de questionnement, parfois même je commence à construire mentalement un paragraphe au fond de mon lit après avoir vu un film qui m’a particulièrement marqué. Il me manque alors un crayon ou du papier voire un écran et un clavier... J’ai toujours cette envie, plutôt l’obligation, de m’exprimer sur cet espace mis en ligne à la portée de tous mais particulièrement confidentiel, quasi secret dans cette énorme "machin" qu’est Internet. Un blog d’anonyme seulement pour son auteur... Une espèce de confidente qui me fait toujours défaut... Un miroir au pâle reflet...
Mon seul luxe ? C’est de pouvoir me révéler à moi-même et autres en avouant tout bonnement ce que je suis tout en sachant que je ne contrôlerais plus par la suite une telle propagation. En me laissant pousser les cheveux - chose à laquelle je pense depuis longtemps mais que je n’osais pas faire par peur, une peur absurde à laquelle je ne trouve qu’avec peine l’improbable origine : un surnom ridicule à cause de mes cheveux frisés – je souhaite me trouver, balayer d’un revers de la main les effets destructeurs de ces ondes de chocs qui ont fait de moi cette personne craintive, timide et peu sûre d’elle-même.
Autrefois libre, je suis à l’heure actuelle encore dépendant, dans une attente d’avenir plus positif, plus solide, bref plus serein... Douce illusion !
... Ni ce soir, ni demain...
Je ne suis pourtant pas en manque d’idées, ni de questionnement, parfois même je commence à construire mentalement un paragraphe au fond de mon lit après avoir vu un film qui m’a particulièrement marqué. Il me manque alors un crayon ou du papier voire un écran et un clavier... J’ai toujours cette envie, plutôt l’obligation, de m’exprimer sur cet espace mis en ligne à la portée de tous mais particulièrement confidentiel, quasi secret dans cette énorme "machin" qu’est Internet. Un blog d’anonyme seulement pour son auteur... Une espèce de confidente qui me fait toujours défaut... Un miroir au pâle reflet...
Mon seul luxe ? C’est de pouvoir me révéler à moi-même et autres en avouant tout bonnement ce que je suis tout en sachant que je ne contrôlerais plus par la suite une telle propagation. En me laissant pousser les cheveux - chose à laquelle je pense depuis longtemps mais que je n’osais pas faire par peur, une peur absurde à laquelle je ne trouve qu’avec peine l’improbable origine : un surnom ridicule à cause de mes cheveux frisés – je souhaite me trouver, balayer d’un revers de la main les effets destructeurs de ces ondes de chocs qui ont fait de moi cette personne craintive, timide et peu sûre d’elle-même.
Autrefois libre, je suis à l’heure actuelle encore dépendant, dans une attente d’avenir plus positif, plus solide, bref plus serein... Douce illusion !
... Ni ce soir, ni demain...
jeudi 17 septembre 2009
Tu n'aimeras point...
Quelle connerie que cette idée de pureté. De se priver, de gâcher sa vie et celle des autres pour tenter d’arriver à atteindre cet idéal de pureté (de merde) qu’il soit lié à la religion ou à la société… En même temps, je me sens encore aujourd’hui incapable d’aimer, par peur de souffrir bien évidemment mais très certainement aussi pour l’idéal de pureté de ma mère… Idéal familial et sociétal aussi ! Pas forcément le mien mais celui des autres, le votre…
Mais qu’est-ce que la pureté, à part regarder sa vie défiler, se consumer sans rien pouvoir faire, tout louper pour un Paradis incertain, pour une reconnaissance sociale (laquelle et pourquoi ?) et familiale (pourtant n’est-il pas possible de s’en passer ?). Serait-ce égoïste de privilégier, pour une fois, ma vie à moi, oublier ces convenances de merde, fruit d’une culture judéo-chrétienne dépassée (et de loin), d’une mère qui se plaint de ce que lui a fait vivre la sienne mais qui n’est pas capable de regarder en face ses propres erreurs ? Il est bien évident que la situation est plus complexe, que l’absence d’une stabilité relative par un boulot fixe ou un CDD de longue durée n’est qu’un facteur négatif de plus. Rien de simple mais comme dans toute vie sans doute…
Mais qu’est-ce que la pureté, à part regarder sa vie défiler, se consumer sans rien pouvoir faire, tout louper pour un Paradis incertain, pour une reconnaissance sociale (laquelle et pourquoi ?) et familiale (pourtant n’est-il pas possible de s’en passer ?). Serait-ce égoïste de privilégier, pour une fois, ma vie à moi, oublier ces convenances de merde, fruit d’une culture judéo-chrétienne dépassée (et de loin), d’une mère qui se plaint de ce que lui a fait vivre la sienne mais qui n’est pas capable de regarder en face ses propres erreurs ? Il est bien évident que la situation est plus complexe, que l’absence d’une stabilité relative par un boulot fixe ou un CDD de longue durée n’est qu’un facteur négatif de plus. Rien de simple mais comme dans toute vie sans doute…
dimanche 13 septembre 2009
M. Girafe, The end!!!
Le hasard, rien de plus bizarre… J’ai rencontré M. Girafe au nord de la Loire-Atlantique… Il se souvenait à peine de moi (en tout cas pas mon prénom), quel con !!! Quand il s’agissait d’essayer de mettre dans son lit, c’était différent bien évidemment… Mais pourquoi aujourd’hui, dans cette foire rurale (on ne choisi pas toujours où on bosse !!!), à plus de 300 bornes de La Rochelle, au milieu des vaches et des tracteurs ???
Il promenait son mec (ou l’inverse ???), mignon et plutôt sympa d’ailleurs, ce dernier ayant une maison à quelques kilomètres… Y’aura au moins eu un couple de PD dans cette foire au milieu de ces consanguins, incultes, dégénérés voire décérébrés. J’exagère, bien sur, après deux jours (infructueux ou c’est tout comme) pour faire de la com sur une expo, je pense tout de même avoir le droit de me lâcher, putain de merde de la pute sa mère en string !!! Remarque, y’avait aussi quelques beaux bestiaux…
Il promenait son mec (ou l’inverse ???), mignon et plutôt sympa d’ailleurs, ce dernier ayant une maison à quelques kilomètres… Y’aura au moins eu un couple de PD dans cette foire au milieu de ces consanguins, incultes, dégénérés voire décérébrés. J’exagère, bien sur, après deux jours (infructueux ou c’est tout comme) pour faire de la com sur une expo, je pense tout de même avoir le droit de me lâcher, putain de merde de la pute sa mère en string !!! Remarque, y’avait aussi quelques beaux bestiaux…
samedi 1 août 2009
Le malheur d’un homme est à la hauteur de ses secrets…
Une prise de conscience soudaine, emmitouflé dans mon lit, gigotant et pensif, des brides de vie idéalisées et furtives... La peur d’être seul!!! C’est simplement cette réalité qui me fait peur et irrigue toutes les autres. Une peur première, primaire, juste humaine... C’est la peur de gâcher ces moments, ces petits riens, ces petites victoires qui me font prendre conscience de mon appartenance à un monde plus vaste malgré ma différence, mes différences... Je reste pour moi-même encore un mystère: une petite boule de complexe, de stress, de secrets, de non-dits et de tabous. J’ai encore du mal à exprimer mes sentiments envers mes proches: je peux m’enfermer dans un certain mutisme (encore une façon inconsciente de me protéger), essayer de faire semblant avec l’impression de surjouer et de risquer la caricature ou essayer de faire ce que je peux à ce moment "t", essayer de me lâcher...
Me lâcher, lâcher du lest, atteindre ce moi mouvant que je ne cerne encore que partiellement. Mais en même temps, que d’événements et d’efforts depuis le début de ce mois: coming-out au boulot, de nouveaux amis (même si ça, je l’ai déjà dit), une demie conversation avec Marie-Jo (a t’elle enfin compris ? Rien n’est moins sûr) et une introspection plus qu’importante et efficace due à un événement marquant, enfin pour moi... Ce mois de juillet aura été plus que prolifique: une phase de chance (toute relative), une sensibilité accrue voire une évolution intérieure dont la cause, connue, n’indique pas encore les conséquences qui lui seront associées...
En bref, un voyage solitaire se profile les jours prochains... Seul avec un carnet neuf et un crayon, un appareil photo et un "âne de Bretagne"... L’envie et la motivation d’y trouver mon Alaska, de trouver mon moi profond, de percer mon mystère, de l’effeuiller pour en découvrir tous les secrets.
Me lâcher, lâcher du lest, atteindre ce moi mouvant que je ne cerne encore que partiellement. Mais en même temps, que d’événements et d’efforts depuis le début de ce mois: coming-out au boulot, de nouveaux amis (même si ça, je l’ai déjà dit), une demie conversation avec Marie-Jo (a t’elle enfin compris ? Rien n’est moins sûr) et une introspection plus qu’importante et efficace due à un événement marquant, enfin pour moi... Ce mois de juillet aura été plus que prolifique: une phase de chance (toute relative), une sensibilité accrue voire une évolution intérieure dont la cause, connue, n’indique pas encore les conséquences qui lui seront associées...
En bref, un voyage solitaire se profile les jours prochains... Seul avec un carnet neuf et un crayon, un appareil photo et un "âne de Bretagne"... L’envie et la motivation d’y trouver mon Alaska, de trouver mon moi profond, de percer mon mystère, de l’effeuiller pour en découvrir tous les secrets.
jeudi 30 juillet 2009
On ne part pas de rien, on part de soi…
Coup(s) de blues ou coup(s) de barre... De bonnes soirées et même de bonnes journées... De nouveau amis... Un nouveau départ mais encore de nombreuses questions, des incertitudes... Il me manque une personne. Une personne sur laquelle je pourrais m’appuyer tout en le persuadant de regarder dans la même direction que moi... Serein et en couple, voilà ce que je recherche!
Bizarrement, j’avais presque oublié mon dernier post... Tout mon ressenti (???) sur mon manque d’émotion(s)... Et je dois dire, que je commence à percevoir certaines choses, le ventre qui palpite... pour une ou plusieurs personnes, pour une ou plusieurs situations, pour un ou plusieurs rêves... Que toute cette effervescence - à son paroxysme au cours du week-end dernier - m’inspire et m’invite à presser le pas pour une libération prochaine... Quand est-ce que je vais enfin pouvoir faire confiance à une autre personne??? Je reste encore bloqué par ma peur, ma peur des autres, de leur regard après avoir vécu une homophobie quotidienne, latente dont mes seules parades consistaient à disparaître de leur regard, en fuyant, en devenant transparent, en évitant nombre d’endroits… Comment m’extirper aujourd’hui de toute cette douleur amassée???
Court Gay : Les incroyables aventures de Fusion Man
envoyé par Outplay. - Les dernières bandes annonces en ligne.
Je suis particulièrement exécrable auprès de mes proches depuis mon retour. Encore la peur, cette fois la peur de rencontrer certaines difficultés pour mon prochaine emploi, la peur de savoir ce que sera mon avenir pour 2010 et avec quels résultats... La peur de ne pas vivre et profiter pleinement de ces prochaines mois, sans doute une simple appréhension... Une période, où je me retrouve forcé d’arrêter de faire l’autruche pour affiner mes choix... Une période, où mes souvenirs sont des impasses que sans cesse je ressasse... Une période, où je préférerais étudier la dérive des corps et la tectonique des sentiments...
Bizarrement, j’avais presque oublié mon dernier post... Tout mon ressenti (???) sur mon manque d’émotion(s)... Et je dois dire, que je commence à percevoir certaines choses, le ventre qui palpite... pour une ou plusieurs personnes, pour une ou plusieurs situations, pour un ou plusieurs rêves... Que toute cette effervescence - à son paroxysme au cours du week-end dernier - m’inspire et m’invite à presser le pas pour une libération prochaine... Quand est-ce que je vais enfin pouvoir faire confiance à une autre personne??? Je reste encore bloqué par ma peur, ma peur des autres, de leur regard après avoir vécu une homophobie quotidienne, latente dont mes seules parades consistaient à disparaître de leur regard, en fuyant, en devenant transparent, en évitant nombre d’endroits… Comment m’extirper aujourd’hui de toute cette douleur amassée???
Court Gay : Les incroyables aventures de Fusion Man
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Je suis particulièrement exécrable auprès de mes proches depuis mon retour. Encore la peur, cette fois la peur de rencontrer certaines difficultés pour mon prochaine emploi, la peur de savoir ce que sera mon avenir pour 2010 et avec quels résultats... La peur de ne pas vivre et profiter pleinement de ces prochaines mois, sans doute une simple appréhension... Une période, où je me retrouve forcé d’arrêter de faire l’autruche pour affiner mes choix... Une période, où mes souvenirs sont des impasses que sans cesse je ressasse... Une période, où je préférerais étudier la dérive des corps et la tectonique des sentiments...
dimanche 28 juin 2009
retour en arrière
En relisant de vieux billets pour écrire celui de ce soir, je me rend compte que la route est encore longue... Que l'abandon de ces questions au cours de ces derniers mois, favorisé par un travail très prenant, a été plutôt néfaste. Qu'il me faut dès aujourd'hui reprendre cette marche forcée, cette marche vitale pour me trouver. Et vite!!!
Beau brun…
Une semaine de boulot chargée. Deux jours bloqués à un poste ennuyeux et rébarbatif à souhait, loin de toute l’équipe. De longues discussions par mail, un thème revient : Marie-Jo... Récurrent !!! Malgré, la volonté de tirer un trait sur bien des choses, elle m’obsède encore. Il n’y a qu’à voir son comportement lors de ces dernières semaines... Le chantage affectif, toujours !
Mercredi, j’ai aussi rencontré l’ami gay d’une collègue de boulot. Tactile, posé, brun, frisé... Une éternité. Cela fait une éternité qu’un garçon ne m’avait pas autant marqué. Une certaine aura... Il irradie, c’est tout.
Tout cela me ramène à mes propres émotions. Aucunes. J’ai l’impression d’en avoir aucunes. Toujours une certaine difficulté à exprimer ce que je ressens. Mais qu’est-ce que je peux bien ressentir en fait ? Rien ou presque ! Je me souviens de ce jour, dans cette même chambre, où recroquevillé à même le sol, je me suis promis d’arrêter de pleurer pour tous ces cons - la plupart des mecs du collège et mes parents - qui n’en valaient pas la peine. Encrant ce pacte par une morsure sur l’avant-bras. Un moyen efficace pour me détendre... Depuis, je cherche à contrôler toute émotion. Comment contrôler cette réaction soudaine qu’est l’émotion tout en souhaitant pleinement profiter de la vie ? En tout cas, j’y suis tellement bien arrivé qu’aujourd’hui, je n’ai plus grand chose à contenir. Maîtriser nos propres sentiments revient à les annihiler, à neutraliser cette réaction physiologique normale et à régresser voire à favoriser l’évitement. Se détacher des autres - ce que je fais minutieusement, à part de rares exceptions, depuis au moins trois ans - est la meilleure façon pour ne rien vivre et donc rien ressentir...
Bref, tout cela pour dire que j’apprécie cette resocialisation et que j’aimerais bien vivre une nouvelle histoire... Simplement redémarrer un semblant de vie après ce trop long sommeil.
Mercredi, j’ai aussi rencontré l’ami gay d’une collègue de boulot. Tactile, posé, brun, frisé... Une éternité. Cela fait une éternité qu’un garçon ne m’avait pas autant marqué. Une certaine aura... Il irradie, c’est tout.
Tout cela me ramène à mes propres émotions. Aucunes. J’ai l’impression d’en avoir aucunes. Toujours une certaine difficulté à exprimer ce que je ressens. Mais qu’est-ce que je peux bien ressentir en fait ? Rien ou presque ! Je me souviens de ce jour, dans cette même chambre, où recroquevillé à même le sol, je me suis promis d’arrêter de pleurer pour tous ces cons - la plupart des mecs du collège et mes parents - qui n’en valaient pas la peine. Encrant ce pacte par une morsure sur l’avant-bras. Un moyen efficace pour me détendre... Depuis, je cherche à contrôler toute émotion. Comment contrôler cette réaction soudaine qu’est l’émotion tout en souhaitant pleinement profiter de la vie ? En tout cas, j’y suis tellement bien arrivé qu’aujourd’hui, je n’ai plus grand chose à contenir. Maîtriser nos propres sentiments revient à les annihiler, à neutraliser cette réaction physiologique normale et à régresser voire à favoriser l’évitement. Se détacher des autres - ce que je fais minutieusement, à part de rares exceptions, depuis au moins trois ans - est la meilleure façon pour ne rien vivre et donc rien ressentir...
Bref, tout cela pour dire que j’apprécie cette resocialisation et que j’aimerais bien vivre une nouvelle histoire... Simplement redémarrer un semblant de vie après ce trop long sommeil.
lundi 1 juin 2009
La vie, ce mensonge part III ou le bal des faux-culs
Un long silence. Relativement inexplicable. Avec du recul, très probablement un manque de temps, du temps où je peux être seul et penser librement, du temps où je ne suis pas agressé par l’extérieur et je peux me réfugier dans mes pensées. De nombreuses choses à dire pourtant, une fin d’année 2008 terne, un début 2009 revigorant, toujours aussi instable mais un renouveau tout de même et quelques opportunités seront peut-être bientôt à saisir... Mon premier "vrai" projet d’adulte avec l’achat d’une voiture neuve que mon papa a gentiment négocié pour moi... Mes presque 26 ans qui me font moins peur que l’année dernière, il paraît que je fais plus jeune, pourquoi devrais-je alors m’inquiéter malgré une date de péremption qui semble s’approcher de plus en plus rapidement ? Un trop court séjour à Paris, des semelles élimées sur le pavé parisien, de Montmartre, Saint-Denis et de Saint-Ouen entre autres... Un peu de peintures murales par-ci, par-là... Un certain équilibre ou un équilibre certain ?
Toujours dans mes pensées et mes rêves, toujours une idée de régime derrière la tête, toujours cette idée de road trip qui pourrait très certainement se concrétiser le mois prochain... Toujours ce travail sur moi, toujours ce regard dur lorsque je me retourne sur moi-même... Toujours certaines incompréhensions malgré de nouvelles réponses, de nouvelles sensations dues à ma propre maturation.
Dernièrement, mon premier mec m’a recontacté. J’avais recroisé une ancienne amie en janvier et je savais très bien qu’ils se voyaient encore. Bizarrement cela m’avait presque fait plaisir de la revoir (à moins que se ne soit de revoir sa mère ?) et de découvrir qu’elle s’était (enfin) sorti de sa dépression chronique mais pas de langue de pute. Faux-cul !
Donc, il a obtenu de mes nouvelles (plutôt mauvaises) par cette dernière. Curiosité quand tu nous tiens !!! La dernière fois que je l’ai vu, il allait quitter son mec et essayait de savoir s’il était encore possible de construire quelque chose avec moi. Manipulateur un jour, manipulateur toujours. Il n’a rien dit mais j’avais tout deviné. Il y a quelques années, j’aurais pu dire que c’était la personne que je connaissais le mieux, chaque geste, chaque parole, chaque réaction. Tout, je pouvais tout prévoir.
Cette fois-ci, c’était pour me jeter à la gueule tout son bonheur et comparer l’évolution de nos vies depuis trois ans, avec toujours cette envie de gagner. Mais gagner quoi ? Y’a t’il des choses à gagner en se réjouissant des échecs de ses ex ? Du coup, j’ai menti (même pas honte d’abord), j’ai "arrangé la vérité" comme il savait si bien le dire. J’ai donc eu le droit à toute sa vie de couple plan-plan dans cette ville de province que je déteste. C’était son rêve d’y décrocher un job (les assurances, n’y a t’il pas plus tripant ?), il l’a exaucé. Ambition quand tu nous tiens... Puis, il m’a fait découvrir son appartement pardon duplex de 110m2 avec cour, pierres apparentes... et comble du chic, exclusivement meublé en Ikéa (un vrai appart témoin)… Et enfin, j’ai eu le droit de découvrir ses quelques 15 ou 20kg en plus (si l’amour fait autant grossir, c’est peut-être pas plus mal le célibat ?), les qualités sexuelles de ses divers mecs... No comment. Tant d’étalage. Faux-cul !
Quelques jours plus tard, j’ai croisé une ancienne camarade de classe, de la maternelle au CE2 puis en terminale et même à la fac... Une vraie salope qui a écouté le verdict de l’infirmière scolaire qui me disait que j’étais daltonien sans rien m’en expliquer. Mais l’autre poufiasse avait l’air de savoir et l’a dit à tout le monde (elle l’a refait en terminale, la connerie a t’elle des limites ?). Avec ses airs supérieurs, elle m’a toujours pris de haut. On se croise donc mais je parle avec deux autres personnes. Elle quitte la salle mais ne me quitte pas des yeux, découvre que je pars aussi et me rejoins aussitôt. Trop tentant sans doute ! Engage la conversation et lance son interrogatoire. Je réponds et en profite aussi pour glisser quelques questions (salope, salope, salope !) tout en restant très interloqué par l’énorme tâche qu’elle a sur le visage (coup de soleil, accident, ???) et sur le son de sa voix : celle d’une vieille pute en fin de carrière... Elle semble, pour une fois, s’intéresser à moi. Pure illusion, elle s’intéresse avant tout à elle et à ce qu’elle pourra restituer (avec quelques déformations, bien sûr, sinon c’est pas marrant) à son retour chez ses vieux babas de parents. Faux-cul !
Le jour même, je quitte le travail avec un collègue et vois une nana sortir d’une voiture, c’est une autre poufiasse (j’en connais toute une charretée)... Une ancienne connaissance... C’est la journée décidément, et je réfléchi à peine quand je lui lance un bonjour. Moi aussi j’en veux des ragots et commence donc l’interrogatoire puisque j’ai la main mais probablement pas la technique... Je m’en lasse vite : c’est une fille plus connue pour son cul que pour son esprit (ou même son visage !!!). Faux-cul.
C’est aussi l’occasion de faire un tour d’horizon de mon entourage notamment professionnel. Faux-culs.
De penser aussi à moi. Faux-cul.
Et de m’interroger sur l’une des raisons qui m’a poussé à couper les ponts avec cet ex, à son attitude, toujours à l’affut d’un ragot, même sur nos plus proches amis. Une attitude qui m’a vite fatigué et à défaut de le faire changer m’a éloigné de lui. Mais étant tous plus ou moins hypocrites, c’est probablement peine perdue. Aujourd’hui, je m’en fou et souhaite avant tout profiter de certains moments... Loin d’être une désillusion, c’est avant tout une simple composante de l’Humanité, je prend en compte cette donnée et fais avec. En tout cas, certaines personnes - bonnes ou mauvaises et même si un jour je les ai renié - feront toujours partie de ma vie.
Toujours dans mes pensées et mes rêves, toujours une idée de régime derrière la tête, toujours cette idée de road trip qui pourrait très certainement se concrétiser le mois prochain... Toujours ce travail sur moi, toujours ce regard dur lorsque je me retourne sur moi-même... Toujours certaines incompréhensions malgré de nouvelles réponses, de nouvelles sensations dues à ma propre maturation.
Dernièrement, mon premier mec m’a recontacté. J’avais recroisé une ancienne amie en janvier et je savais très bien qu’ils se voyaient encore. Bizarrement cela m’avait presque fait plaisir de la revoir (à moins que se ne soit de revoir sa mère ?) et de découvrir qu’elle s’était (enfin) sorti de sa dépression chronique mais pas de langue de pute. Faux-cul !
Donc, il a obtenu de mes nouvelles (plutôt mauvaises) par cette dernière. Curiosité quand tu nous tiens !!! La dernière fois que je l’ai vu, il allait quitter son mec et essayait de savoir s’il était encore possible de construire quelque chose avec moi. Manipulateur un jour, manipulateur toujours. Il n’a rien dit mais j’avais tout deviné. Il y a quelques années, j’aurais pu dire que c’était la personne que je connaissais le mieux, chaque geste, chaque parole, chaque réaction. Tout, je pouvais tout prévoir.
Cette fois-ci, c’était pour me jeter à la gueule tout son bonheur et comparer l’évolution de nos vies depuis trois ans, avec toujours cette envie de gagner. Mais gagner quoi ? Y’a t’il des choses à gagner en se réjouissant des échecs de ses ex ? Du coup, j’ai menti (même pas honte d’abord), j’ai "arrangé la vérité" comme il savait si bien le dire. J’ai donc eu le droit à toute sa vie de couple plan-plan dans cette ville de province que je déteste. C’était son rêve d’y décrocher un job (les assurances, n’y a t’il pas plus tripant ?), il l’a exaucé. Ambition quand tu nous tiens... Puis, il m’a fait découvrir son appartement pardon duplex de 110m2 avec cour, pierres apparentes... et comble du chic, exclusivement meublé en Ikéa (un vrai appart témoin)… Et enfin, j’ai eu le droit de découvrir ses quelques 15 ou 20kg en plus (si l’amour fait autant grossir, c’est peut-être pas plus mal le célibat ?), les qualités sexuelles de ses divers mecs... No comment. Tant d’étalage. Faux-cul !
Quelques jours plus tard, j’ai croisé une ancienne camarade de classe, de la maternelle au CE2 puis en terminale et même à la fac... Une vraie salope qui a écouté le verdict de l’infirmière scolaire qui me disait que j’étais daltonien sans rien m’en expliquer. Mais l’autre poufiasse avait l’air de savoir et l’a dit à tout le monde (elle l’a refait en terminale, la connerie a t’elle des limites ?). Avec ses airs supérieurs, elle m’a toujours pris de haut. On se croise donc mais je parle avec deux autres personnes. Elle quitte la salle mais ne me quitte pas des yeux, découvre que je pars aussi et me rejoins aussitôt. Trop tentant sans doute ! Engage la conversation et lance son interrogatoire. Je réponds et en profite aussi pour glisser quelques questions (salope, salope, salope !) tout en restant très interloqué par l’énorme tâche qu’elle a sur le visage (coup de soleil, accident, ???) et sur le son de sa voix : celle d’une vieille pute en fin de carrière... Elle semble, pour une fois, s’intéresser à moi. Pure illusion, elle s’intéresse avant tout à elle et à ce qu’elle pourra restituer (avec quelques déformations, bien sûr, sinon c’est pas marrant) à son retour chez ses vieux babas de parents. Faux-cul !
Le jour même, je quitte le travail avec un collègue et vois une nana sortir d’une voiture, c’est une autre poufiasse (j’en connais toute une charretée)... Une ancienne connaissance... C’est la journée décidément, et je réfléchi à peine quand je lui lance un bonjour. Moi aussi j’en veux des ragots et commence donc l’interrogatoire puisque j’ai la main mais probablement pas la technique... Je m’en lasse vite : c’est une fille plus connue pour son cul que pour son esprit (ou même son visage !!!). Faux-cul.
C’est aussi l’occasion de faire un tour d’horizon de mon entourage notamment professionnel. Faux-culs.
De penser aussi à moi. Faux-cul.
Et de m’interroger sur l’une des raisons qui m’a poussé à couper les ponts avec cet ex, à son attitude, toujours à l’affut d’un ragot, même sur nos plus proches amis. Une attitude qui m’a vite fatigué et à défaut de le faire changer m’a éloigné de lui. Mais étant tous plus ou moins hypocrites, c’est probablement peine perdue. Aujourd’hui, je m’en fou et souhaite avant tout profiter de certains moments... Loin d’être une désillusion, c’est avant tout une simple composante de l’Humanité, je prend en compte cette donnée et fais avec. En tout cas, certaines personnes - bonnes ou mauvaises et même si un jour je les ai renié - feront toujours partie de ma vie.
jeudi 15 janvier 2009
La vie, ce mensonge part II
En vieillissant, on n’est pas plus heureux, non, mais on place la barre moins haut. On est tolérant, on dit ce qui ne va pas, on est serein. Chaque seconde de répit est bonne à prendre.
Frédéric Beigbeder, 99 francs
Frédéric Beigbeder, 99 francs
mercredi 14 janvier 2009
La vie, ce mensonge part I
Tout est provisoire: l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi. La mort est tellement inéluctable qu’elle prend tout le monde par surprise. Comment savoir si cette journée n’est pas la dernière? On croit qu’on a le temps. Et puis tout d’un coup, ça y est, on se noie, fin du temps réglementaire. La mort est le seul rendez-vous qui ne soit pas noté dans votre organizer.
Tout s’achète: l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi. J’écris ce livre pour me faire virer. Si je démissionnais, je ne toucherais pas d’indemnités. Il me faut scier la branche sur laquelle mon confort est assis. Ma liberté s’appelle assurance chômage. Je préfère être licencié par une entreprise que par la vie. CAR J’AI PEUR. Autour de moi, les collègues tombent comme des mouches: hydrocution dans la piscine, overdose de cocaïne maquillée en infarctus du myocarde, crash de jet privé, cabrioles en cabriolet. Or cette nuit, j’ai rêvé que je me noyais. Je me suis vu couler, caresser les raies manta, les poumons remplis d’eau. Au loin, sur la plage, une jolie dame m’appelait. Je ne pouvais lui répondre car j’avais la bouche pleine d’eau salée. Je me noyais mais ne criais pas au secours. Et tout le monde faisait pareil dans la mer. Tous les nageurs coulaient sans appeler à l’aide. Je crois qu’il est temps que je quitte tout parce que je sais plus flotter.
Tout est provisoire et tout s’achète. L’homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente. Voilà pourquoi j’ai décidé de prendre ma retraite à 33 ans. C’est paraît-il, l’âge idéal pour ressusciter.
Frédéric Beigbeder, 99 francs
Tout s’achète: l’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi. J’écris ce livre pour me faire virer. Si je démissionnais, je ne toucherais pas d’indemnités. Il me faut scier la branche sur laquelle mon confort est assis. Ma liberté s’appelle assurance chômage. Je préfère être licencié par une entreprise que par la vie. CAR J’AI PEUR. Autour de moi, les collègues tombent comme des mouches: hydrocution dans la piscine, overdose de cocaïne maquillée en infarctus du myocarde, crash de jet privé, cabrioles en cabriolet. Or cette nuit, j’ai rêvé que je me noyais. Je me suis vu couler, caresser les raies manta, les poumons remplis d’eau. Au loin, sur la plage, une jolie dame m’appelait. Je ne pouvais lui répondre car j’avais la bouche pleine d’eau salée. Je me noyais mais ne criais pas au secours. Et tout le monde faisait pareil dans la mer. Tous les nageurs coulaient sans appeler à l’aide. Je crois qu’il est temps que je quitte tout parce que je sais plus flotter.
Tout est provisoire et tout s’achète. L’homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente. Voilà pourquoi j’ai décidé de prendre ma retraite à 33 ans. C’est paraît-il, l’âge idéal pour ressusciter.
Frédéric Beigbeder, 99 francs
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