samedi 28 juin 2008

Au pain sec et à l’eau

La balance s’affole et j’ai du mal à contenir cette prise de poids constante depuis mon retour chez mes parents. Le manque d’activités physiques, les menus peu (voire pas du tout) diététiques ainsi que de nombreuses tentations ont eu raison de ma faible volonté en matière de bouffe et de mon incapacité totale à ressentir la satiété...

J’ai maintenant du mal à fermer mes pantalons et à cacher ce petit ventre dont les tablettes de chocolat ont toujours été absentes car fondues en un coulis plutôt disgracieux. En fait, je ne me souviens pas m’être senti bien dans ce corps, le mien. J’ai toujours eu ce complexe de me montrer torse nu même s’il m’arrive d’aller à la piscine ou sur la plage. Je déteste l’été car je ne peux pas mettre un pull, une veste, un sac chargé de diverses choses pour cacher mon ventre, mes fesses, mon torse. J’ai bien essayé des régimes qui marchent plutôt bien sur le court terme mais qui s’avèrent nuls sur plusieurs mois. Je sais très bien que tout réside dans le fait de reprendre une activité physique régulière, un meilleur régime alimentaire et une volonté plus forte de ma part... J’ai en tête toutes ces idées, concepts, méthodes mais j’ai du mal à les appliquer car je ne me suis jamais fixé plus de six mois dans un même lieu au cours de ces deux dernières années.

J’ai conscience de ce problème, de mon envie de changer cela, de me sentir enfin mieux dans un corps dompté, maîtrisé, dans un corps qui serait enfin mien. J’ai conscience que le simple fait de me sentir mieux dans ce corps me permettrait d’avancer, de faire un bond énorme comme chaussé des bottes de sept lieues...

Alors voilà, j’ai décidé de ne pas me fixer de règles particulières, ni un temps déterminé pour arriver à mon but. Le seul paramètre pris en compte, c’est les huit kilos à faire disparaître, huit kilos pour me sentir mieux et pour grappiller un peu (beaucoup) plus de confiance en moi. Joli pari avec moi-même!!!

vendredi 27 juin 2008

Recherche désespérément un boulot, part II

Premier rendez-vous aux Assedic et à l’ANPE... Rien de bien concluant à part un "on ne peut rien pour vous" et "votre profil ne correspond pas à ce bassin d’emploi...". J’adore les démarches purement administratives qui ne servent à rien!!! La seule chose à signaler c’est que j’ai croisé le mec de l’accueil sur un tchat gay... C’est pas gagné!!!

mercredi 25 juin 2008

Recherche désespérément un boulot

Je viens d’apprendre une bonne nouvelle: le mari de mon ancienne chef vient de recevoir une promotion intéressante et elle va donc quitter son boulot pour le suivre. Quelle chance, en une année, ils se sont mariés, vont avoir un enfant et une belle promo!!! Bien sûr, j’ai aussi un intérêt dans l’histoire puisque son poste me plaît vraiment, que j’adore l’île de ré et la Rochelle et que je suis prêt à repartir vivre (et surtout travailler) là-bas. Vite, je prépare ma candidature!!!

samedi 21 juin 2008

Danseuse, son rêve


Découvrez Craig Armstrong!


Un rêve, un simple rêve, qu’elle souhaite réaliser pour en faire une ligne directrice de sa vie, de sa vie professionnelle et de sa vie de tout les jours: la danse. Alors, bien sûr, Marie-Jo et Mich sont contre, la danse n’est pas un métier, ben non c’est un truc de saltimbanque névrosé, drogué et surtout de pauvre!!! Pourtant, Marie-Jo depuis plusieurs années la voyait faire des études de pharmacie et un mariage avec un médecin ou un truc comme ça, peut être froid, con et borné mais riche, riche et riche...



Alors, pour les oublier, elle se lance, à corps perdu dans son rêve, elle danse, danse et danse. Parce qu’elle se questionne, à juste titre, sur l’intérêt de faire de longues études (pour finir smicard comme moi!!!), elle décide de faire de cette passion son métier. D’abord suspicieux sur ses capacités, je dois avouer après cette soirée et son gala, qu’elle possède un réel talent, qu’il y a encore du travail mais qu’elle en est capable. Elle arrivera à obtenir ce qu’elle souhaite et ce n’est ni Marie-Jo, ni Mich qui ne l’arrêtera. En tout cas, elle pourra compter sur mon soutien car il n’y a rien de plus beau que de vivre ses rêves.

vendredi 20 juin 2008

Le musée des automates et le musée des modèles réduits

Deux petits musées de la Rochelle qui m’ont particulièrement marqués, deux simples hangars près de la fac. C’est plutôt le type d’établissement qui me rebute et pourtant, j’ai adoré les visiter. Le premier présente une collection d’automates, parfois assez anciens, en retraçant l’histoire de cet artisanat, leur utilisation dans les foires ou les vitrines au XIXe siècle et les grands noms français de cette spécialité. Le fond du musée est consacré à une reconstitution un peu fantaisiste du Montmartre du début du siècle dernier avec de nombreuses surprises, de très beaux automates et une ambiance très particulière qui nous fait oublier le bâtiment et nous transporte à cette époque. J’ai été directement embarqué par ces pantins articulés qui m’ont plu comme à n’importe quel gamin.

Le second est spécialisé dans les modèles réduits: bateaux, avions, trains, voitures... Pas non plus forcément ma tasse de thé même si je dois avouer que les collections sont impressionnantes par leur qualité et leur mise en scène. De la même facture que le premier, il très intéressant et un vrai régal pour les mômes aux yeux grand ouverts. J’ai plus particulièrement apprécié la maquette de la superbe gare de la ville, un superbe lieu pour tant d’arrivées et de départs...

jeudi 19 juin 2008

Un petit Doubs(te) ?

Samedi dernier, je me suis rendu avec Mich dans le fin fond du Doubs pour un entretien concernant un poste dans un écomusée rural. Avec mon optimisme habituel, je me suis imaginé avoir le poste, vivre dans cette région, débuter une nouvelle vie et m’épanouir pleinement dans ce boulot. Et puis, j’ai commencé à percevoir les côtés négatifs de ces changements, de ce poste payé au smic et bourré de contraintes: des heures non payées, un dévouement presque monacal, la réalisation hebdomadaire de pain dès 5h du matin, l’isolement des lieux (il n’y a qu’une seule route pour accéder au village et au musée), l’absence de haut-débit, les rigueurs du climat hivernal (j’ai passé mon entretien près d’un feu de cheminée!!!), l’obligation de changer de voiture... tant et si bien, que ces contraintes ont dépassé mon envie réelle d’avoir ce boulot. Depuis lundi, j’attends leur décision et mon humeur change au cours des heures: l’envie d’avoir ce boulot puisqu’il faut bien que je bosse et l’espoir de ne pas l’avoir car je n’ai pas envie de perdre plusieurs années dans le Haut-Jura. En fait, ce poste qui rempli complètement mes objectifs professionnels (avec quand même trop de contraintes) ne correspond vraiment pas à mes projets et à mes désirs côté privé...

Je viens d’avoir leur réponse aujourd’hui, elle devait pourtant être rapide!!! Et bien je n’ai pas été choisi et j’en suis pleinement heureux. C’est une très bonne nouvelle qui tombe à pic puisque l’on vient de me proposer deux CDD assez courts mais plutôt intéressants et dans mon ouest natal.

mercredi 18 juin 2008

Ré ou le voyage intérieur

Un petit tour à la BU de la Rochelle qui m’a permis de découvrir une expo, Ré ou le voyage intérieur, imaginée et réalisée par des détenus de Saint-Martin de Ré... J’apprécie toujours l’idée de faire de l’art et/ou de la culture, à partir de rien ou presque, décliné sur plusieurs supports: écriture, photographie, peinture, taille de pierre, etc. Tout y est ou presque.

J’ai surtout été impressionné par le travail réalisé sur les reconstitutions de cellules, simples cubes en bois et en toile.



L’expression de détenus, mis au ban de la société, sur le lieu de leur probable exutoire, sur leur parcelle de vie quotidienne réduite au minimum, sur leur propre terrain donc sur eux-mêmes, leur intimité. Voilà, le mot est lâché, le spectateur devient un voyeur découvrant leur intimité ou tout du moins ce qu’ils ont pu en montrer. Un parcours pouvant se révéler émouvant pour celui qui s’y arrête, regarde et décrypte ces cellules pleines d’humanité, de sentiments et surtout d’amour...



Un voyage court et rare.

mardi 17 juin 2008

6 juillet 1944

"Tous, nous vivons sans savoir pourquoi ni dans quel but, et toujours à la recherche du bonheur; nous vivons tous ensemble et chacun de façon différente. Tous les trois, nous sommes élevés dans un bon milieu, nous avons des capacités pour les études, nous avons la possibilité d’accomplir quelque chose, et beaucoup de raisons d’espérer le bonheur, mais... il dépend de nous de le mériter. Accomplir une chose facile ne demande aucun effort. Il faut faire le bien et travailler pour mériter son bonheur, on n’y arrive pas par la spéculation et la paresse. La paresse séduit, le travail satisfait."

Journal de Anne Frank

lundi 16 juin 2008

25 ans et déjà plus toutes mes dents

Le temps passe si vite, que l’on soit assis dans un TGV ou que l’on regarde ce dernier passer... Cela peut me faire peur, parfois, souvent même. Pas par ces ridules qui apparaissent et s’installent sous mes yeux, non! juste par ce que je pensais faire pendant ce temps, ces temps, et que je n’ai pas eu l’occasion d’assouvir jusqu’ici. Il y a peu, une amie m’a demandé si j’avais des rêves. J’ai failli lui répondre non puis je me suis ravisé. Je lui ai décris, un rêve, le mien, celui du moment, irréalisable mais j’ai un rêve, rien n’est perdu...

Adolescent? Adulte? Aucune idée, certainement encore entre les deux. Je n’ai rien d’un adulte sauf l’âge, les quelques savoirs et les expériences que j’ai glané ici et là. Rien, ni mec, ni boulot, ni l’argent qui va avec. Prenant ses marques depuis quelque temps, une certaine solitude s’installe: exit les derniers amis du lycée, les amis de fac... Comme depuis quatre ans, je ne fêterai pas cet anniversaire. A quoi bon?

Une envie de fuite, de voyages au bout du monde, de nouvelles rencontres, de nouvelles cultures et de nouveaux paysages, une simple envie d’aventures. Paradoxalement, j’ai toujours aussi cette envie de stabilité mais ceci s’explique par la définition que je peux en donner, pour moi la stabilité c’est simplement être avec ce "Lui" que je n’ai pas encore rencontré. La stabilité, c’est peut être seulement ce(s) sentiment(s) d’être aimé, guidé, soutenu, préservé??? En fait, je me rends compte que c’est une définition peut être bien tout autant complexe...

"Celui qui se retourne sur le passé ne mérite pas d’envisager son avenir" Oscar Wilde. Cette citation, je l’ai retenu car je la trouvais absurde... Plusieurs mois après, elle ne me paraît toujours pas être la vérité mais j’ai décidé d’entasser ces boites, dans mon étagère ou dans ma boite crânienne. De ces boites, je souhaite tout conserver mais une fois fermées, je souhaite surtout les entasser puis grimper sur ces piles pour atteindre ce rêve, mes rêves et vers cette stabilité telle que je la conçois puisque ma seule peur, ce serait sans aucun doute de finir en vieille au bois dormant...

samedi 14 juin 2008

Mardi 28 mars 1944

"Hier soir, lors de l’émission de la Hollande d’outre-mer, le ministre Bolkestein a dit dans son discours qu’après-guerre l’on ferait une collection des lettres et mémoires concernant notre époque. Naturellement tous les yeux se sont tournés vers moi: mon Journal semblait pris d’assaut. Figure-toi un roman sur l’Annexe publié par moi, n’est-ce pas que ce serait intéressant!?"

Journal de Anne Frank

vendredi 13 juin 2008

Jeudi 23 mars 1944

"Les divers parents auraient-ils oublié leur propre jeunesse? On dirait que oui. Ils nous prennent toujours au sérieux quand nous disons des choses pour rire, et ils rient quand nous avons l’air sérieux."

Journal de Anne Frank

jeudi 12 juin 2008

Quiche aux asperges

C’est bien parce que je m’emmerde et que je me suis relancé dans la cuisine que je consacre un nouveau billet pour une recette rétaise bien sympatoche et ma foi plutôt bonne...

Les ingrédients pour 6 personnes:
-une pâte brisée
-des asperges fraîches (c’est mieux) ou en boîte
-4 œufs
-250 g de crème fraîche
-muscade
-sel et poivre

La préparation:
-étaler la pâte dans un moule et disposer les asperges
-dans un plat, battre les œufs et la crème fraîche
-ajouter la muscade, le sel et le poivre
-verser la préparation sur les asperges et enfourner à 180°C pendant 25 minutes

petite recette qui m'a valut, pour une fois, quelques compliments.

mardi 10 juin 2008

Ainsi de suite...

En ce début de semaine, Marie-Jo est parti deux jours près de Tours pour faire passer des exams. Deux jours de vacances. Enfin, ce fut surtout deux jours de ménage, courses diverses, lessives... Deux jours de servage intenses pour faire reluire quelque peu ce taudis laissé par sa tenancière dans un état de saleté plus qu’avancé. Bien entendu, aucun remerciement, aucune considération pour la boniche que je suis... J’ai même eu l’occasion de me faire reprocher par mon paternel, Mich, le fait de ne pas avoir nettoyé l’escalier!!! Quoi de plus normal de recevoir une telle réflexion de la part d’un quinquagénaire incapable de choisir ses fringues lui-même, incapable de faire une machine, incapable de jeter une dosette senseo ou ses mouchoirs en papier plein de morve à la poubelle... En fait, ce retour chez mes vieux ressemble de plus en plus au matage de leur déchéance. Est-ce un avant-goût de la mienne dans quelques années ?

mardi 3 juin 2008

La galette charentaise

Même lors d’un furtif passage en Charente maritime, il est impossible de passer à côté de la galette charentaise: à l’apéro accompagnée d’un pineau, l’après-midi avec un thé et même en dessert, elle s’impose sur toutes les tables. Autre bon côté, sa préparation est plus rapide (enfin normalement) que celle du gâteau au yaourt, à peine 10 minutes!!!

Les ingrédients pour 6 personnes:
-500g de farine
-sucre vanillé
-levure chimique
-4 œufs
-125g de beurre
-250g de sucre en poudre
-sel

La préparation:
-battre les œufs, le sucre et le sucre vanillé
-faire fondre le beurre
-incorporer le beurre fondu, la farine, la levure et le sel puis malaxer
-étaler à la main la boule de pâte sur une plaque de four, en formant une galette d’environ 30cm de diamètre.
-strier la surface de la galette avec une fourchette puis mettre au four à 200°C environ 15 minutes.

Moi, je la préfère chaude avec mon thé à la menthe...