samedi 31 mai 2008

Les z’allumés

Un concert gratuit, l’occasion de découvrir certains artistes que j’apprécie plus ou moins, l’occasion de profiter de l’une des seules belles soirées de ce mois de mai...

Qui dit concert gratuit dit aussi bancs de pouffes et de putes à franges, clopes et bières, quelques beaux mecs... Une bonne ambiance pour de bons moments malgré une Sheryfa Luna amorphe ou défoncée répétant sans relâche son propre nom (pour ne pas l’oublier?) et "Cholet ça déchire", Stanislas parlant de sa vie avec un langueur navrante... Calogero a bien sûr tiré son épingle du jeu et puis j’ai surtout vraiment beaucoup apprécié Ben Ricour: seul sur scène avec sa vieille guitare usée, une caisse péruvienne (un truc comme ça) et sa voix. Encore relativement peu connu, il a pourtant collaboré notamment avec Olivia Ruiz et sorti plusieurs single dont ces deux là:





J'adore, j'adore, j'adoooooooooooore

mercredi 28 mai 2008

un petit concours?

Pas très en forme en début de semaine et pas très motivé, par ce concours qui approche à grands pas, malgré tout ce qu’il faut que je révise. Petit aperçu:



L’envie de ne pas y aller (il n’y a que 10 places pour 600 à 800 candidats!!!) puisque peu préparé, voire pas du tout, mais poussé par la pression maternelle: "Qu’est ce que tu va faire [comme boulot] alors sans concours?" j’ai fini par m’y rendre. Et puis surtout, c’est deux journées à Angers, enfin un échappatoire, le pied!!!

Hier matin, le parc des expos, une foule grouillante, toujours grandissante, plein de têtes connues, j’ai l’impression d’être à la fac de Nantes... Je croise plusieurs personnes de ma promo du Mans, ça fait du bien d’avoir des nouvelles, de savoir que je ne suis pas le seul à venir les mains dans les poches. Une entrée dans la salle plus que bordélique. Enfin installé, je me retrouve entre les deux nanas qui se trouvaient toujours à côté de moi lors de mes exams universitaires, un poil troublant, un petit retour en arrière, plaisant!!! Une compo, j’improvise, je fais tout ce que je peux, le maximum, enfin j’essaie. Une fois dehors, je retrouve un ancien collègue, encore des nouvelles, des réussites et quelques galères aussi...

Aujourd’hui, un questionnaire, moins facile, je rame. Je croise encore d'anciens collègues, des personnes de master... Deux jours plutôt bénéfiques qui ne me permettront pas d’être admissible mais qui m’auront permis de revoir tous ces gens, de me rebooster et d’espérer un dénouement rapide.

samedi 24 mai 2008

L’Assommoir

Une journée pluvieuse, je n’ai pas le moral: je me traîne pendant des heures dans mon peignoir, je n’ai pas encore décidé si j’allais m’habiller ou non, je suis de mauvaise humeur, y’en a marre.

Ils m’énervent tous aussi dans cette baraque. Je n’ai envie de rien et pourtant je m’emmerde comme rarement: je commence quelque chose pour l’arrêter peu après. Les activités possibles ne manque pas, non!, c’est ma motivation qui est en berne, partie, dissoute, envolée...

Ici, je suis un peu devenue la bonne... Il ne me manque plus que le costume, la chambre mansardée, le valet tripoteur et le salaire de misère. Lessivage de murs moisis, des sols, cuisine, poussière (et y’en a!!!), et j’en passe: c’est princesse Sarah chez les bourrins vendéens. Ils aiment la crasse, la poussière, les araignées, l’entassement d’objets inutiles, bref le bordel et la saleté. Et c’est bobonne qui doit tout se taper. Chouette ce petit retour aux sources!!!

J’ai aussi l’occasion de suivre en direct la déchéance de ce qui me sert de môman. Elle est dans son monde et tout retour à la réalité est payé très cher par son entourage. Son monde? Et bien, c’est tout d’abord sa grande amie, la TV, qu’elle regarde toute la journée en lisant en parallèle des romans (de merde) type arlequin... Son monde se déroule sur le canapé. Elle descend les escaliers le matin pour allumer sa grande amie et lire, puis elle se lève pour chercher le courrier et ne bouge presque pas de la journée sauf pour remonter se coucher, en fait pour lire et écouter la radio... De son monde, de son canapé, elle cherche encore à diriger nos vies par la tyrannie de son amour sous condition: crises, chantage affectif... Elle utilise tous les moyens possibles pour nous faire chier en croyant peut être nous aider mais la seule chose que je retiens c’est qu’elle me prend encore pour un bon à rien...

lundi 19 mai 2008

Souad, brulée vive

Après Les hirondelles de Kaboul, pas réellement de changement de décor avec ce nouveau bouquin, l’intégrisme islamique, la condition des femmes, des histoires sordides...

Une religion, ses traditions souvent poussées à l’extrême par les plus forts pour augmenter leur domination sur les plus faibles et plus particulièrement ici les femmes. L’opinion occidentale choquée, à juste titre, très critique face à certaines dérives islamiques, mais oubliant par exemple l’intégrisme catholique et son Inquisition espagnole connue pour ses déviations sanguinolentes...



C’est simplement l’histoire d’une jeune fille, comme tant d’autres encore aujourd’hui, qui selon les traditions déshonore sa famille en ayant des relations sexuelles avant le mariage. Une jeune fille presque violée par un type qui n’aura jamais rien à se reprocher, selon ces mêmes traditions, mais qui connaît très bien les risques encourus par cette fillette, qui pense l’aimer et l’épouser. C’est Souad, brulée vive par son beau-frère puisqu’en plus d’avoir eu des relations sexuelles avant le mariage, elle est enceinte. C’est l’existence d’un être humain condamné à vivre avec les stigmates de son martyre, avec la haine de sa famille, avec le sentiment difficile à étouffer d’être la cause de leur déshonneur... C’est le parcours d’une jeune femme arrachée à ses racines pour fuir vers l’étranger - seule solution pour sa survie – qui tente de se reconstruire aujourd’hui encore...

jeudi 15 mai 2008

La boîte à boutons

Une vieille boîte à bonbons, vide de ces derniers, remplie de boutons, sa nouvelle fonction... Un petit gamin joufflu, plongeant ses mains minuscules dans ce trésor doré, argenté, en réalité souvent plastifié, une pacotille brillante, un poil bling bling... Patiemment récupérés par des mains ridées, tâchées, abîmées – un à un – c’est une sorte de collection: des récents, des inédits, des vintages...



Cette boite, ce trésor, et bien nous avons longtemps joué avec, mes sœurs et moi. Servant à la fois comme monnaie d’échange dans nos histoires imaginaires - ayant pour décor le cabanon aux lapins de mes grands-parents - et pour réaliser des vêtements (d’une qualité rare!!!) dont on se déguisait souvent... C’est dingue ce que nous avons pu faire avec une simple boîte à boutons! J’ai ensuite eu l’occasion d’avoir ma propre boîte au début des années 90, une vieille boite en métal brute Delacre. Et des trésors, elle en contient encore en grand nombre: figurines Kinder, images Poulain, autocollants dénichés au fond des boîtes de céréales, divers jeux de cartes, un Rubicube conique avec des billes à déplacer,... Les jouets de mes vacances nantaises, époque que je peux encore me remémorer en ruminant un simple chewing-gum à chlorophylle...

Ma vie, nos vies, peuvent se réduire à de simples boîtes: lambeaux fumant d’un temps qui nous échappe et que l’on oublie... Aujourd’hui, je souhaiterais abandonner mes cartons d’archives pour une nouvelle boîte, en carton, en bois ou en tissus, qu’importe juste une nouvelle boîte à souvenirs, tout simplement. Son contenu, je le souhaite divers: des photos, des petits mots, des souvenirs des personnes qui auront traversé ma vie. Une boite à souvenirs, une boite pour me faire repenser à ce que j’aurais pu oublier, une boite dont la seule présence me réconfortera: tous les éléments d’une vie, ce qui aura été bâti ou abandonné. Un simple objet vide et rempli à la fois symbolisant tant d’années pour moi et une simple poussière à l’échelle de l’Humanité. Des souvenirs, un souvenir – le mien – en fait si peu...

jeudi 8 mai 2008

Juste pour rire

Décidement j'adoooooooooore Florence Foresti...

lundi 5 mai 2008

Un blog bricolage ?

Avant mon départ de la Rochelle, je n’ai pas pu résister à passer faire un tour dans cette brocante que j’avais découvert en cherchant un cadeau d’anniversaire pour ma môman. L’envie de repartir avec quelque chose pour occuper mon temps libre de futur chômeur... Plein de belles choses, assez peu dans mon budget... Je tombe pourtant sur une table de chevet qui m’attire tout particulièrement. Bien crade, limite collante (ben c’est une table de chevet après tout!!!), totalement décalée, un brin déjantée (ben moi je trouve, non?!!!)... C’est ça!!!



Bon je sais, elle n’a rien de cassant malgré son petit côté bricolée mais pour 20€ je vais pas chipoter. Et d’abord, à moi, elle me plaît.

J’ai d’ailleurs commencé les travaux de restauration (ça déconne pas, attention!!!). J’ai arraché le contreplaqué tout moche qui avait été rajouté pour découvrir le plus ancien tout autant défoncé... Il y aura du boulot!!! J’arrache aussi le dessus du chevet lui aussi rajouté tout comme les pieds qui n’avaient même pas été vernis. Une fois tous ces ajouts enlevés, j’ai commencé à tout démonter pour enlever le vernis, poncer, traiter et tout réassembler...



C’est loin d’être fini!!! Mais comment fait Valérie Damidot?

vendredi 2 mai 2008

L’Hermione

Depuis 1997, l'Association Hermione-La Fayette déploie un formidable dynamisme pour reconstruire à l’identique (ou presque) l’Hermione, célèbre frégate sur laquelle La Fayette s’embarqua pour apporter un soutien militaire aux insurgés des Treize Colonies. Un projet hors-norme, un concept plutôt anglo-saxon, loin des desseins culturels français habituels, à l’exception du chantier de Guédelon.



C’est l’occasion de mettre en valeur l’histoire et le patrimoine de la ville de Rochefort ainsi que de son arsenal construit par Louis XIV le long de la Charente. Tout en mettant à l’honneur l’histoire des relations franco-américaines, la guerre d’indépendance, l’action de La Fayette... Ce dernier ayant embarqué le 21 mars 1780 sur cette frégate pour leur apporter le soutien militaire de la France.



Le chantier se découvre au cours de visites libres ou guidées qui permettent de comprendre l’organisation et la vie d’un arsenal au XVIIIe siècle ainsi que les étapes de la construction d’un bateau. Ouvert toute l’année, le chantier permet de découvrir l’avancée des travaux, l’intérieur du bateau, certains objets en cours de réalisation tels que la chaloupe et les canots.



Une visite sympa dont les bénéfices permettent de financer une part importante du projet...