Noces d’or de mes grands-parents maternels. Et quel trésor: Cinquante ans de mariage!!! Journée de fête, un repas de famille, un vrai, une occasion, rare, de plus en plus rare, de se retrouver tous, ou presque...
Une sacrée famille, pleine de clichés, de tabou, de préjugés et de critiques.
Dernièrement, j’ai eu l’occasion de parler avec un spécialiste de psycho-généalogie. Un exposé, virulent, passionné, passionnant! L’idée simple que des traumatismes personnels se répercutent générations après générations et encombrent l’inconscient familial. Il semble même que la plupart de nos choix (professionnels, affectifs, culturels…) soient directement influencés par la vie de nos ascendants. En effet, nous pouvons choisir de rester sur la même ligne directrice de nos parents et dans ce cas nous reproduisons une vie semblable; dans le cas contraire nous pouvons nous y opposer et prendre un chemin contraire mais même cette option est incertaine puisque des aïeuls ont également pu faire ce choix et nous reproduisons alors ce même parcours. D’après ce que j’ai pu en comprendre, la solution la plus sage serait de suivre son propre chemin...
Les spécialistes de cette discipline interviennent auprès du patient en montant un génogramme, une représentation graphique codifiée de l’arbre généalogique mettant en perspective l’ensemble du "groupe famille". Il permet de mettre en évidence des événements répétitifs: maladies, accidents, conflits relationnels, différences culturelles et sociales... Dans mon cas, il est plutôt évident que l’absence parentale s’est reproduite sur plusieurs générations - qu’elle soit physique ou seulement affective - c’est un élément caractérisant notre famille. Ceci explique surement cela... Il est bien évident que je ressens une certaine incapacité à aimer, une certaine peur, simplement parce que je n’ai aucune recette du bonheur et que je ne sais pas vraiment faire semblant. Je suis désabusé, rien ne m’impressionne vraiment, j’ai du mal à exprimer ce que je peux ressentir et j’ai même l’impression de ne rien percevoir, de ne rien vivre pleinement. Pourtant, j’ai l’impression aussi que ça commence à bouger. Si cela pouvait être vrai...
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