lundi 28 avril 2008

Bye bye La Rochelle

Un nouveau déménagement. L’un des lieux où je me suis senti le mieux depuis plusieurs mois. Une période marquée par des évolutions personnelles, une avancée continue, un certain bien-être...



Un retour en arrière, une situation moyennement plaisante, l’ouverture sur une période plus incertaine mais que je souhaite tout autant bénéfique.

mercredi 23 avril 2008

La fin de ma vie d’ado?

J’ai longtemps cru que la seule chose qui subsistait de ma vie d’ado c’était ma chambre. Erreur!!! Je suis tout entier encore un ado ou presque. L’adolescence, cette période de crises, en vérité salutaires, indispensables pour passer à l’état d’adulte. Oubli ou rejet de ma part, domination de mon entourage aussi, j’ai survolé cette étape. Absente, elle est aujourd’hui, à l’aube de mes 25 ans un manque cruel. Tout du moins en ai-je l’impression. Un petit problème de construction, grandi pour une part trop vite et pour l’autre pas assez, je déambule en titubant, une jambe trop courte ou l’autre trop longue... Je me traîne devant un nuage de poussière, maladroitement, lentement, doublé par tant d’autres rattrapé et dépassé par de plus jeunes...



Une vague idée émerge, transformer ma chambre d’ado, effacer toute trace pour mon prochain retour: peinture, meubles, décoration, tout!!! Vague illusion qu’une telle transformation permettrait de mettre fin à cet état végétatif: une jambe dans l’adolescence, l’autre dans la vie adulte. J’ai esquisser un rictus la fois où une prof de psycho nous avait mentionné le fait que certains de ces collègues plaçaient la fin de l’adolescence vers 25 ans... C’est pourtant bien mon cas: seul, toujours dépendant de mes parents, toujours un sentiment de rejet à leur égard, toujours des conflits, des engueulades... Rien de très constructif dans ce dialogue de sourd, rien de bien réconfortant ou de simplement stabilisateur. Un retour non souhaité mais pour le moins accepté, une probable étape supplémentaire, peut être une chance de quitter cet état dépassé pour me plonger entièrement dans ma vie d’adulte qui m’attend et qui risque de partir sans moi, sans ce corps... Une étape de transitoire, une coupure que je souhaite franche, nette et sans retour.

lundi 21 avril 2008

Je recherche...

Mais c’était juste une ombre
C’était juste une silhouette
Qui ressemble à toi
C’était juste une ombre...

samedi 19 avril 2008

24 ans, 10 mois, 2 jours et une vingtaine d’heure

Tic tac tic tac tic tac tic tac...

L’horloge de la vie, imperturbable. Le temps qui glisse lentement, parfois trop vite, mais surement. Le sablier se vide...



Pas de réelle peur de vieillir, de mûrir, juste de celle de ne pas pouvoir réaliser tout ce que je souhaite dans le temps qu’il me reste et que j’espère le plus long possible, comme cela a été le cas dans ces vingt-cinq premières années. Me découvrir enfin, m’accepter, en profiter: ce sont mes résolutions du moment, celles de ce cap qui avance à grands pas...

vendredi 18 avril 2008

L’expo part 4

Un jeudi à faire les boutiques avec mon dernier chèque d’indemnisation de stage, autant dire peu, et un coup de fil, on me rappelle au musée pour finaliser l’expo, les vitrines et la muséographie...

Une semaine plus tard, je repars sous un soleil couchant, nuances de jaunes et de rouges, mission accomplie!



Il ne manque plus que les panneaux, ils arriveront lundi. C’était un vrai plaisir de pouvoir revenir pour achever ce qui avait été commencé, revoir les mêmes têtes, retrouver la routine de ces derniers mois… J’ai aussi pu découvrir les superbes objets prêtés par des collectionneurs privés, dont un vrai scalp d’anglais du XVIIe siècle.

Un nouveau départ vers le même inconnu, un peu plus nostalgique que la dernière fois mais avec toujours autant d’idées en tête.

jeudi 17 avril 2008

Plouf

Une journée sur mesure, programmée à l’avance, millimétrée, chronométrée à la seconde... Un seul imprévu, le temps forcément et qui n’est pas avec moi aujourd’hui... Une journée qui tombe à l’eau, aucun plan de secours et pourtant le besoin de se changer les idées. Des questions qui pointent leur nez et des réponses inexistantes, en suspend ou encore que je ne souhaite pas entendre...

Rien de bien concret, de réellement positif, quelques idées de projets mais surtout des limites, je suis exsangue...

Une journée enfermé, mon cher voisin, sa musique, son volet qui claque, quelques trucs à la TV, un bouquin, des textes en attente...

Une journée de merde, ça faisait longtemps...

dimanche 13 avril 2008

Noces d’or

Noces d’or de mes grands-parents maternels. Et quel trésor: Cinquante ans de mariage!!! Journée de fête, un repas de famille, un vrai, une occasion, rare, de plus en plus rare, de se retrouver tous, ou presque...

Une sacrée famille, pleine de clichés, de tabou, de préjugés et de critiques.

Dernièrement, j’ai eu l’occasion de parler avec un spécialiste de psycho-généalogie. Un exposé, virulent, passionné, passionnant! L’idée simple que des traumatismes personnels se répercutent générations après générations et encombrent l’inconscient familial. Il semble même que la plupart de nos choix (professionnels, affectifs, culturels…) soient directement influencés par la vie de nos ascendants. En effet, nous pouvons choisir de rester sur la même ligne directrice de nos parents et dans ce cas nous reproduisons une vie semblable; dans le cas contraire nous pouvons nous y opposer et prendre un chemin contraire mais même cette option est incertaine puisque des aïeuls ont également pu faire ce choix et nous reproduisons alors ce même parcours. D’après ce que j’ai pu en comprendre, la solution la plus sage serait de suivre son propre chemin...

Les spécialistes de cette discipline interviennent auprès du patient en montant un génogramme, une représentation graphique codifiée de l’arbre généalogique mettant en perspective l’ensemble du "groupe famille". Il permet de mettre en évidence des événements répétitifs: maladies, accidents, conflits relationnels, différences culturelles et sociales... Dans mon cas, il est plutôt évident que l’absence parentale s’est reproduite sur plusieurs générations - qu’elle soit physique ou seulement affective - c’est un élément caractérisant notre famille. Ceci explique surement cela... Il est bien évident que je ressens une certaine incapacité à aimer, une certaine peur, simplement parce que je n’ai aucune recette du bonheur et que je ne sais pas vraiment faire semblant. Je suis désabusé, rien ne m’impressionne vraiment, j’ai du mal à exprimer ce que je peux ressentir et j’ai même l’impression de ne rien percevoir, de ne rien vivre pleinement. Pourtant, j’ai l’impression aussi que ça commence à bouger. Si cela pouvait être vrai...

mercredi 9 avril 2008

L’art roman saintongeais

Un prof très intéressant, un cours sur l’art roman et surtout la visite de plusieurs églises du nord de la Saintonge. Une journée bien agréable, ensoleillée, entièrement dédiée à la découverte des petits trésors d’architecture et de sculpture médiévale. Un circuit pseudo-touristique ponctuée de connaissances pour un regard neuf et émerveillé sur cette période que j’apprécie tant...



L’église Saint-Pierre d’Aulnay est un chef-d’œuvre de l’art roman classé au patrimoine mondial par l’UNESCO. Elle est surtout reconnu pour son important programme sculpté d’une qualité surprenante pour un tel édifice, de taille moyenne et à la périphérie du Poitou et de la Saintonge.



Trois ateliers de sculpture se succèdent sur le chantier et s’influencent au cours de la première moitié du XIIe siècle. Il en ressort trois types de sculptures ayant chacune leurs qualités et leurs spécificités propres. Le portail méridional marque fortement par sa composition, sa richesse iconographique et son audace: des ânes habillés en moine, un bestiaire fantastique et très surprenant... Il faut aussi noter une décoration intérieure extrêmement riche et diverse: masques, éléphants, scènes bibliques sur les chapiteaux, une coupole à la croisée du transept, une voûte en berceau très brisé pour la nef... Le contenu idéologique de ces images est bien entendu prépondérant et met en valeur une architecture très audacieuse.



Le chantier d’Aulnay crée une véritable émulsion de l’art roman dans cette partie de la Saintonge avec l’intervention de ces sculpteurs ou de d’autres artisans s’y référant. La façade de l’église de Nuaillé-sur-Boutonne en est un bon exemple. Très chargé, le portail est consacré pour une grande part à l’enfance du Christ. De plus, divers châtiments infligés aux pécheurs occupent certaines parties sculptées, tel l’avare étranglé par le cordon de sa bourse...



L’église de Salles-les-Aulnay accueille des sculptures semblables à celles d’Aulnay mais à une échelle moindre autant par la quantité que la qualité. Un important bestiaire est retranscrit sur les chapiteaux du chœur ou sur des frises de la façade qui demeure très sobre. Le chevet est sans doute l’une des parties la plus décorée de l’édifice: harpies, sirènes-oiseaux à têtes barbues, griffons,...



Saint-Mandé-sur-Brédoire possède une fine église placée sur un pan escarpé au centre de la petite bourgade. Son portail méridional est particulièrement surprenant: les thèmes inspirés d’Aulnay sont traités avec une grande naïveté voire avec maladresse... Les personnges, petits et presque carrés ressemblent presque à des poupées dont on pourrait s’emparer. Si, celles bourrées de sable que j’ai en mémoire mais dont je ne me souvient plus où j’ai pu les voir. Naïveté, peut-être, mais avec un message toujours aussi percutant pour les gens de l’époque...



Une bien belle journée, pleine de mon insouciance et de connaissances mais surtout de plaisirs...

vendredi 4 avril 2008

L’expo part 3

Dernier jour de stage et toujours autant de choses à réaliser... Une semaine qui s’est écoulée au gré de journées d’au moins 10h: l’atelier a été achevé mercredi, plein de ménage, des vitrines toujours aussi vides: un petit problème de contrat d’assurance...

Un bilan dressé mercredi, ma chef assez satisfaite, des points positifs, des louanges mais pas de poste disponible dans cette structure puisqu’il manque les subsides nécessaires au financement d’une telle charge. Un départ serein sans nostalgie: un bien joli travail, un peu plus de confiance en moi avec tout ce que j’ai accompli, une brève parcelle de vie – réussie – sur cette île: une découverte automnale pleine de soleil, de sable et de charme... Aucune nostalgie, s’en est presque bizarre, toujours cet optimisme, l’idée que tout est encore à venir...

Je repars avec l’idée que presque parti de rien, nous avons réussi à monter un projet très sympa, dynamique, proche du public... Et puis, malgré mon "petit accident", j’ai aussi découvert que je n’étais pas un si mauvais bricoleur, que j’étais capable de lancer une idée, de la poser sur le papier et de la mettre en œuvre avec mes petites mains toutes blanches, toutes lisses...

Que de découvertes sur ce chemin, presque droit, presque plat, presque sans fin, presque...

mercredi 2 avril 2008

Je vais bien ne t’en fais pas

Une chanson, un film et un livre. Cet ordre atypique, le mien, la découverte d’une œuvre sous divers aspects, supports et instants.



Une chanson, mélancolique, chaotique, pleine de sens, écoutée en boucle durant plusieurs mois. Source d’inspiration, de réflexion, d’introspection. L’éveil de ma curiosité – sur le film dont elle est tirée – lors de mes dernières vacances, noël. Vite téléchargé, visionnage vite programmé, mes sœurs et moi, absorbés… Quelques jours plus tard, au milieu des rayons d’une librairie, je tombe sur le livre, quelques billets de mes étrennes sortis de ma poche et je repars avec. Vite lu, vite reconnu malgré une intrigue quelque peu différente : le personnage principal est là, à la fois perdue, fragile, chancelante, découvrant un manque, le pire au monde, celui d’être en manque de l’autre, d’un être. Son frère ! Loïc, juste quelques lettres, peu de nouvelles, un départ mal compris, incompréhensible. L’histoire d’une jeune femme face à ses sentiments, face au monde, aux gens de son quartier, aux clients de la supérette où elle travaille ; seule face à eux sans Loïc comme possible soutien, comme possible échappatoire. Des sentiments violents et rares…