Une fois sorti de la gare, direction la cathédrale et ses cryptes. Je me souviens les avoir visité avec ma grand-mère et ma sœur au début des années 90. J’ai longtemps été frustré de ne plus pouvoir y pénétrer puis elles ont rouvert, quelques semaines après mon départ... Occasion saisie de les visiter à nouveau samedi matin.
Des aménagements contemporains perceptibles dès l’entrée, une muséographie renouvelée: tout n’est que béton, verre, stickers et jeux de lumières... La crypte du XIXe siècle accueille toujours en quatre ou cinq espaces l’histoire riche et tourmentée des lieux, des attaques vikings à l’incendie des années 1970. Le parcours est certes conséquent mais manque d’ordre, de maquettes, de reconstitution virtuelles, d’un peu de pédagogie en somme: sans connaissances préalables, il est impossible de comprendre la genèse de l’édifice. La crypte romane est aménagée pour présenter le trésor de la cathédrale, de manière dépouillée et sobre, la lumière tamisée donnant une ambiance très confinée au lieu... Une redécouverte plutôt bien appréciée.
Commence alors une nouvelle déambulation, dans l’édifice même, une sorte de cérémonial: le tombeau de François II, le chœur, le Saint-Pierre en bronze, la porte gothique avec ses escargots de tuffeau rampants sur des chardons, une salamandre...

Nantes, est devenue une part de moi-même, simplement par le fait que c’est l’une des seules choses capables de traverser ma vie. Une chose fixe, imperturbable, en mouvement mais immuable, une sorte de refuge intemporel. Je serais toujours chez moi à Nantes...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire