Célibataire de longue durée, oui, déménagements fréquents, une certaine timidité aussi, une accumulation de facteurs plutôt défavorables... Ce n’est pourtant pas faute de chercher, notamment sur le net et de trouver... surtout de la futilité, des cons, des hypocrites, du mensonge ou des mecs pas vraiment capables d’assumer, parfois juste des mots...
lui: slt moi: slt lui: tu cherche quoi? moi: dial et voir plus... et toi? lui: ok, je cherche un mec cool pour moment sympa moi: donc un plan cul lui: po forcément un peu de tendresse quoi! moi: un plan cul avec des bisous? ben ça reste un plan cul lui: mdr, j’aime po le mot cul mais plutôt "un moment agréable avec un mec" je ne baise pas moi: ben c un coup alors? lui: si tu veux moi: donc c’est un simple coup avec câlins lui: mdr sa te di moi: ben j’aime po les plan cul lui: ben après on peu se revoir et pourquoi pas... moi: donc fo d’abord baiser pour voir si après... pourquoi pas... ...
Une proposition, l’idée de confier la mémoire d’un enfant juif français victime de la Shoah à chaque élève de CM2, des millions d’élèves concernés, l’Education Nationale qui doit une nouvelle fois fermer sa gueule et une réaction importante à mes yeux, celle de Simone Veil. Réaction vive, à vif, quelques jours après ce fameux diner du Crif: "C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches".
De plus, la France est tout de même dotée de professeurs compétents et d’historiens capables d’effectuer les recherches et les publications nécessaires pour raviver et maintenir la mémoire de cette époque particulièrement marquante. Il suffit simplement de poursuivre et d’encourager la recherche par des financements publics, la création d’émissions, de documentaires ainsi que de films sur le sujet et surtout les commémorations récurrentes tout comme en 2005... Moi-même, j’ai réellement pris conscience de l’étendue et la cruauté de la Shoah en 1995 grâce à une revue pour ado qui consacrait un dossier à ce thème et surtout accompagné d’images de cette horreur: marquantes, choquantes, malheureusement réelles et toujours présentes dans ma mémoire. D’autres interrogations me viennent à l’esprit: les possibles tensions religieuses qui pourraient en découler; pourquoi seulement les enfants juifs français alors que toute l’Europe a été touchée; cette mémoire doit-elle être prise comme une repentance pour le rôle du régime de Vichy mais dans ce cas là comment expliquer que la France est le pays occupé par les allemands qui a déporté le moins d’enfants juifs grâce à certaines lenteurs de la même administration, de l’existence des Justes et des Résistants? Pourquoi placer ces enfants dans une repentance pour une action qu’ils n’ont pas commise et pourquoi ne pas commémorer de la même manière les esclaves des colonies françaises, les victimes torturées lors de la guerre d’Algérie - épineuse affaire - les peuples massacrés lors des campagnes de Napoléon... La liste des commémorations est longue. L’histoire d’un pays permet la construction de son identité mais ne doit pas devenir une entrave à son futur par la volonté perpétuelle d’une repentance qui me semble impossible... Il vaudrait mieux rechercher une manière plus simple de se souvenir et surtout d’en tirer les enseignements nécessaires pour avancer, vite, et surtout pour éviter ces erreurs passées.
Un cadeau de noël, sa vie, sa biographie, son livre... Une enfance à Nice, la guerre, les nazis, Auschwitz-Birkenau et un spectre d’adolescence... Aucun espoir de fuite: "Prendre le risque de partir revenait à mourir encore plus sûrement que de rester à attendre que le destin dispose de nous". Une volonté de survivre. Des spectres, l’odeur épouvantable, des travaux pour prolonger la rampe d’accès vers les chambres à gaz; une visite médicale par Mengele; une certaine chance au milieu de cet enfer: un petit commando avec des conditions de vie moins dures; janvier 1945 et cette fuite forcée face à l’avancée soviétique, véritable marche de la mort. Arrivée à Bergen-Belsen, entassement de déportés, conditions de vie abominables, le typhus, la libération du camps, l’arrivée au Lutetia, Paris.
Le retour difficile à une vie normale, une société sourde face aux récits des déportés, des études, une famille, une carrière de magistrate puis de femme politique française et européenne. Une action connue de tous en faveur de l’IVG, une période relativement favorable, l’Assemblée nationale, un discours, des insultes machistes, des femmes aidées, comprises et libérées d’un poids. Un parcours dont elle a tiré des enseignements, toute une période politique décryptée et dont les problèmes restent encore récurrents aujourd’hui après 30 années d’action et de réformes... Une vision de la Shoah et du sort des juifs: sereine, juste et sans haine. Un des soutiens très remarqués de la campagne de Sarkozy mais dont l'action des dernières semaines illustrent son indépendance d’esprit, son intelligence et sa place indéboulonnable au sein de la scène politique française.
Une Vie simplement touchante qui montre que même dans les pires moments un espoir est toujours possible.
Décor de théâtre élevé au milieu du XVIe siècle, la maison d’Henri II, est un véritable prototype des expérimentations architecturales de la Renaissance française. Le bâtiment est constitué d’une tourelle, de deux corps de logis reliés par une galerie, le tout en pierre de taille. On y découvre plusieurs sculptures inspirées de thèmes mythologiques, des détournements innovants dans le décor et la structure architecturale.
Ancien hôtel familial de prestige, bureau des finances puis du corps de ville de La Rochelle, l’édifice est transformé en local commercial au début du XIXe siècle avant d’être acheté par la ville et restauré. Elle est aujourd’hui ouverte à la visite lors des Journées Européennes du Patrimoine et certaines visites effectuées par l’Office de Tourisme.
Ce mois-ci, j’ai eu l’occasion de découvrir le musée d’Orbigny-Bernon, à la fois une sorte de musée archéologique mais aussi d’histoire de La Rochelle et un côté un peu brocante... On visite tout, du sous-sol au grenier et les découvertes sont nombreuses: dépôt lapidaire, collection de céramiques rochelaises, objets asiatiques,... Un exposition temporaire, un peintre local, que des croûtes au premier regard mais en fait une œuvre intéressante et touchante dès que l’on fait l’effort de s’y attarder... L’occasion également de me faire dresser les cheveux sur la tête en découvrant les conditions de conservation des objets... En tout cas, deux monuments à découvrir au cours d’une venue à La Rochelle.
Journée ordinaire, presque banale, presque... J’ai eu l’occasion d’abandonner mon ordinateur et Photoshop pour me consacrer à l’un des projets que j’ai crée pour l’expo, une reconstitution d’un quai de port du XVIIe siècle. Scies, perceuse, vis,... que d’outils pour le mauvais bricoleur que je suis,... simple illustration: les trois premières vis que j’ai posé avec la perceuse en marche arrière... mais j’y suis arrivé, vive le bourrin!!! Le résultat est tout de même plutôt réussi, effectivement la perceuse en marche avant fonctionne beaucoup mieux et surtout, j’ai toujours mes dix doigts... Enfin une chose de concrétisée...
Un repas sur le pouce, direction la fac pour deux cours, peu de monde puisque c’est encore les vacances. Dix-huit heures, direction le marché pour récupérer des sacs en toile de jute, donnés par un torréfacteur, ils serviront pour l’expo. A cet instant, un coup du destin, ces sacs me permettent de revoir M. Girafe, son bonnet noir et surtout ses yeux... Je craque... Rapide tour à la banque puis à la boutique... cinq sacs en toile de jute, un peu longs, je me fais remarquer... Près de Saint-Sauveur, nouvelle rencontre avec un contact msn, il est pressé, moi aussi je dois aller manger puis je vais aller voir Paris au Dragon, salle bondée. Excellent film, des extraits de vie de personnes totalement opposées mais mis en parallèle, une démonstration de la futilité de la vie moderne face à la misère toujours présente sur une grande partie du globe, face à la maladie, à la mort... l’importance de l’amour, de la famille, d’avoir les pieds sur terre, de la conscience des choses... A la fois amusant, dramatique, narcissique, décomplexé,... Et surtout Paris...
Retour dans mon studio, vaisselle, valises, ouverture de cette boîte mail de la fac sur laquelle M. Girafe m’avait envoyé un mail le lendemain de notre dernière rencontre... Putain de merde, il me proposait un rencard... L’impression d’avoir perdu presque quatre mois... Maintenant, j’ai son tel, il n’y a plus qu’à... Succès ou échec, la question n’est plus vraiment là, il me plaît et j’ai envie de me lancer dans quelque chose, une amitié, une vraie histoire pourquoi pas... Qu’importe tant que j’avance...
La question n’étant peut être pas, finalement, de savoir si je me suis perdu mais plutôt si j’ai eu, un jour, l’occasion de me trouver...
Blasé? Oui!!! De quoi? Et bien de certaines personnes, de rencontres furtives, des conversations sur des sites de rencontre qui restent si futiles, toujours aussi peu constructives, rarement satisfaisantes en somme. Toujours en recherche d’un équilibre, d’une identité qu’il me semble avoir perdu... Quand? Et bien en y réfléchissant, je pense que c’est le jour où j’ai pris en pleine face ma première insulte homophobe. Il y a encore peu je pensais avoir oublié cette première fois, banalisée par les nombreuses autres auxquelles j’ai eu le droit. Et puis je l’ai retrouvée, enfouie, là, quelque part, dans un recoin de cette pièce informe, sombre, déjà pleine de poussière qu’est ma mémoire interne, inconsciente et consciente à la fois, refoulée et libérée aussi, bannie et mise en lumière... En CM2, la cour du bas, près du panier de basket, un petit blondinet, un peu bellâtre, en CM1 ou en CE2, je ne sais plus vraiment, une phrase assassine, vraiment conne, et vlan... Et une question qu’il me reste alors "mais c’est quoi un pd?" et un refus, "non je n’en suis pas un d’abord"... Pendant que j’écrivais ces lignes je me suis rendu compte qu’il y en a eu d’autres, des insultes, encore enfantines, pas véritablement directes, détournées, peu acides,... mais c’est déjà un début qui vaut à certains de mes camarades des coups de pied dans les cotes, croches-pattes et autres agressions physiques... Exutoire d’une vengeance pourtant à peine esquissée face à ces remarques à peine comprises. Toujours et-il que c’est venu, tôt, trop tôt.
Le début d’une errance solitaire marquée par un changement d’école pour bien d’autres raisons mais qui me libère, sans doute, pour un temps, court... Mais, c’est déjà trop tard, le mioche un peu joufflu, la gueule toujours ouverte, enjoué se heurte à la férocité du monde réel, à sa dureté, son manque de pitié, et, déjà en souffrance, commence lentement à s’éteindre… Il laisse place à ce que je suis : torturé, toujours marqué par ces années d’humiliations, qui marche toujours aussi vite pour passer inaperçu - en tout cas je l’espère encore, parfois - et qui surtout n’a plus besoin de personne pour se dévaloriser. En cette fin d’année de CM2, je me souviens d’avoir fait mes adieux à l’arbre qui trône toujours au centre de la cour, d’avoir fait de même avec tous les lieux auxquels j’étais habitué... Le collège et une première année, où j’ai eu la chance d’être épargné, puis la rentrée en cinquième et son lot de catastrophes, une journée, des rumeurs, et c’est parti pour six années de prison, c'est tout comme... Rien à faire, juste passer sur ces insultes, oublier, attendre mieux, espérer que le temps passe vite, la libération... D’ailleurs, à cette époque, je ne me pense pas encore homo. Je serais pourtant attiré par ce voisin de classe, en quatrième, sans réellement mettre un nom sur cette attrait ; je rêve de mecs depuis quelque temps mais aucun déclic ne vient m’éclairer; je ne suis toujours pas ce que les autres décrivent, non vraiment pas, je ne peux pas... Je refoule, je m’éloigne de moi-même, des autres aussi, surtout des autres... Je n’ai pas d’adolescence, ça on me l’a volé, eux et leurs remarques mais aussi mes parents... Rentrer après une journée, insulté, bafoué, tapé parfois et rentrer chez eux avec leurs critiques, eux aussi: je ne suis qu’une merde, je n’arriverais jamais à rien, je ne bricole pas comme mon père, les baffes dans ma gueule pour mes devoirs et notamment en math où je suis particulièrement nul, des baffes encore et encore, je suis vraiment nul... mais ça rentre, avec les baffes, oui ça rentre... Et non je n’arriverais toujours à rien, inutile sans doute... Quelques moments de respiration, pendant les vacances, chez mes grands-parents, Nantes, des monuments, des moments avec ma grand-mère, pas réellement plus d’amour, toujours aussi peu expressif dans cette famille, mais un peu de respect, juste ça, du respect, quelques libertés supplémentaires, des activités faites avec elle, des plaisirs simples mais pourtant... A chaque retour, je suis en pleurs, je ne souhaite pas vraiment retourner chez mes Thénardier... Pourtant à chaque fois j’y suis obligé et je regrette ce petit paradis nantais. L’adolescence, elle passe sans vraiment que je m’en rende compte puisque je ne peux guère évoluer, enfermé dans cette personnalité brimée, réfugié dans la solitude pour éviter tout contact et ainsi toutes insultes... Pourtant je n’ai pas pu éviter ces mollards, cette tentative d’étranglement, mais "juste pour rire hein!", la fois où on m’a écrasé la gueule contre un fauteuil du car jusqu’à me faire saigner du nez, quelques mollards, les souris mortes dans mon sac de sport, ce caillou en plein gueule et bien d’autres choses encore. Longue liste d’humiliations, insultes, brimades, rumeurs... D’ailleurs à la maison ça reste toujours la même chose, ça s’amplifie même... Après certaines journées difficiles qui se poursuivent de la même manière à la maison, je me mords les avant-bras... Douleur physique censée me débarrasser de ces douleurs morales que je n’arrivais plus à contenir, à oublier, à faire semblant de dépasser... Vaines tentatives... Je me suis alors promis d'arrêter de pleurer à cause de ces cons, d'être touché par leur venin,... J'y suis arrivé, je suis aujourd'hui incapable de pleurer, incapable, excès inverse, incapable, incapable...
Seule défense: un sourire, mon sourire, toujours présent, une manière de narguer la connerie humaine et les imbéciles porteurs de ce virus incurable. Je n’ai guère eu l’occasion de me construire et je pensais pouvoir m’en passer, vraiment, mais aujourd’hui après la fac, mes bientôt sept ans d’études supérieures, ma vie plus libérée, force est de constater que j’ai loupé une étape et que je m’enlise dans mon avancée. C’est un peu comme construire une maison sans fondations, il est toujours difficile d’y mettre un toit sans que l’édifice s’effondre... Pour ma part, c’est l’incapacité à trouver un mec, à construire une relation solide avec lui et même juste à aimer quelqu’un, à exprimer un simple sentiment, y mettre quelques mots... Je ne possède aucunes recettes du bonheur, vraiment aucunes.
Alors, malgré tout que me reste t’il? La prise de conscience de ces manques, en tout cas de certains, la volonté d’avancer et de me construire enfin, différemment, plus solidement, avec assez d’assurance et aucune peur face à ces sentiments qui ne demandent qu’à s’exprimer. Le bonheur n’est réellement jouissif et intense que s’il est partagé avec Lui, des amis, la famille, un inconnu, qu’importe, il suffit de partager. Ces recettes? Je vais bien les trouver un jour, les apprendre, les partager avec quelqu’un, un peu de patience... J’ai aussi décidé de faire le ménage, de dépoussiérer, de lâcher certaines valises, elles sont de trop, je vais les abandonner, garder ce passé - toujours obligatoire pour se construire - mais me construire, enfin, avancer, surtout, devenir enfin ce maxence, moins joufflu mais de nouveau enjoué et toujours avec la gueule ouverte, celui que je devrais être aujourd’hui sans tout ça...
Mue qui s’annonce longue mais déjà en marche, je l’espère fructueuse...
Célibataire pour la 25e fois le jour de la Saint-Valentin... Fête de merde, arnaque des fleuristes, des bijoutiers et des chocolatiers... Petite branlette, douche et repas de roi... Seul bien sur et probablement pour un moment, juste une intuition... Attend avec impatience d’ouvrir les cadeaux que je me suis fait à moi-même, le colis est chez mes parents depuis le week-end dernier (encore une semaine et demie à attendre...). Quelques citations, proverbes et surtout une chanson... Bonne saint-Valentin tout de même, pour les plus chanceux,...
André BRETON : "deux mains qui se cherchent, c’est assez pour le toit de demain"
Jacques CHARDONNE : "Vivre ensemble, c'est se meurtrir l'un l'autre"
Hélène RIOUX : "Vivre, c’est partager. Le danger, c’est de s’annihiler l’un l’autre"
Félix LECLERC : "Le vrai couple n’a pas d’amis et se suffit à lui-même"
Giacomo LEOPARDI : "Il n’est au monde rien de plus rare qu’une personne que l’on peut supporter tous les jours"
Roger ETCHEGRAY : "Pour vivre ensemble, il faut une brassée d’amour et une pincée d’humour »
Proverbe brésilien : "L’amour est aveugle, il faut donc le toucher"
Proverbe italien : "L’amour fait passer le temps, le temps fait passer l’amour"
Alexandre DUMAS Fils : -"Les chaînes du mariage sont si lourdes qu’il faut être deux pour les porter. Quelquefois trois!" -"Certaines femmes aiment tellement leur mari que, pour ne pas l’user, elles prennent ceux de leurs amies" -"Il faut aimer n'importe qui, n'import où, n'import comment, pourvu qu'on aime"
Un fauteuil rouge, trop rouge et mal fixé au sol. Seul, une salle de cinéma déserte, une deuxième personne entre... Une pause dans mes déambulations à la Rochelle: le Vieux-Port, la rue sur les murs, la plage, la rue Réaumur, la place de Verdun,... Des boutiques allumées, vides, la recette du jour, des discussions, corvées de nettoyage; nous sommes trois; des rues animées ou mornes et hideuses, parfois peu éclairées, des immeubles abandonnés, nombreux... Des tonnes de cartons entassés sur les trottoirs, sous les arcades, tout sera nettoyé demain; nous sommes quatre; certains repartent avec des posters et d’autres parfois avec des porte-manteaux; nous sommes six...
Sous une arcade, une inscription: Le sourire est une journée qui ne ressemble pas aux autres. Nous sommes huit, un homo? La Saint-Valentin se placarde partout, chocolats en forme de cœur et roses pâle, promos, vitrines toutes redécorées... encore seul pour cette occasion à moins d’un miracle... fête commerciale et bla bla bla, je sais et je suis le premier à le dire... Hier soir, une pub sur Internet, pour cette occasion, j’y jette un coup d’œil et je craque pour des bijoux. Pour qui? Pourquoi? Pour moi!!! Totalement impulsif, à faible coût tout de même, des choses que j’aurais aimé que l’on m’offre. En tout cas étrange impression qui me poursuit toute la journée, vive l’achat compulsif!!! Nous sommes onze, et oui je pense à moi, ça change... L’impression de chaleur sur mon visage, celle de ce soleil déjà printanier, s’estompe, comme cette journée... Bingo, il est bien homo et passe la Saint-Valentin avec Sylvain, quelle grande gueule!!!
Les lumières s’éteignent, encore deux personnes, puis No country for old men…
Janvier s’est achevé et je n’ai pas encore vraiment relancé ma recherche d’emploi... Toujours en stage, l’impression que rien ne presse pourtant je pense, tous les jours ou presque, à un possible retour chez mes parents en avril... Inconvénients nombreux et quelques avantages, pour eux surtout, pour moi relativement peu...
Je pense aussi à une possible reconversion, à un nouveau cursus, de nombreuses entraves... Une inscription pour un concours de la fonction publique, 10 places pour 4 régions, aucun commentaire...
Mon problème principal c’est mon incapacité de me vendre, de vendre mes compétences, mes acquis, mes motivations,... de construire un projet professionnel tout simplement... Mon manque de confiance en moi, constant, figé, presque insurmontable, ne m’aide en rien et renforce cette impression que je ne suis pas capable de postuler pour tel ou tel poste qui me semble inaccessible... Oui, je ne m’aime pas vraiment, ça se ressens, je me dévalorise constamment, je n’ai plus besoin des autres pour ça depuis le temps... Incapacité illustrée par ma rencontre d’un contact vendredi dernier: je n’ai parlé que de boulot, toujours à bafouiller, à chercher mes idées, à essayer de tenir une simple conversation, j’ai aussi parlé de mon daltonisme, des symptômes de myopie que je développe, de ma peur de ce quart de siècle qui approche, de ma crème anticerne, mes symptômes boulimiques latents... Dois-je m’inquiéter s’il ne me rappelle pas? De toute façon ai-je vraiment envie d’une relation? Je n’en sais rien, je ne sais pas vraiment ce que je souhaite, je me sens seul, j’ai l’impression d’avoir besoin de quelqu’un mais qui? Pour quel type de relation? Comment doit-il être? Qui? Quoi? Comment? Pourquoi? De quelle manière? Encore de nombreuses questions dont les réponses me paraissent lointaines, quasi-inexistantes...
Côté boulot, un travail de fond est à mener pour apporter un vrai plus à mon CV et mes lettres de motivation. Une rapide discussion avec ma chef ce matin qui se plaint des mauvais CV, donne des exemples, j’ai l’impression qu’elle parle de ma candidature: j’ai accumulé les erreurs... Prise de conscience bénéfique, rien d’irréparable, il suffit de se lancer, de travailler à l’améliorer, de se démarquer... Probablement peu facile mais y’a plus qu’à...
Vie privée inexistante ou presque, vie professionnelle un peu plus rempli mais pour peu de temps encore... Rien de grave mais rien de bien non plus, rien de durable, de stable, de réjouissant, rien qui puisse me procurer le sentiment de fierté qui accompagne l’entrée dans la vie active, le fait de se démerder seul, de ne dépendre de personne, de vivre enfin ce que je souhaite, de lancer des projets, de me construire (en tout cas commencer), de vivre tout simplement...
Parce que j’adore bouffer et notamment les desserts (c’est ce que je regarde en premier sur la carte d’un restaurant…), j’ai testé à plusieurs reprises une recette de compote à laquelle j’ai apporté une petite touche de nouveauté…
Ingrédients pour deux personnes : -3 reinettes grises du Canada -une banane -du sucre -du rhum -de la glace à la noix -des toasts -du miel ou de la confiture de pruneaux
Il faut d’abord couper en petits morceaux les pommes qui ont été lavées au préalable. Ensuite il faut les plonger dans un peu d’eau, y ajouter les morceaux de banane et placer le tout à feu doux.
Une fois la préparation bien réduite verser un peu (ou beaucoup c’est selon…) de rhum et poursuivre la cuisson encore 5 minutes.
Verser ensuite la compote dans une petite assiette, placer une boule de glace et deux ou trois toasts au miel ou de la confiture de pruneaux. Décorer l’assiette avec des feuilles de menthe, de l’amande pillée,…
moitié vendéen, moitié nantais, blasé, jeune travailleur, artiste raté, rochelais et rétais de cœur, gentil (à ce que l’on dit), écologiste dans l’âme, acrophobe, breton, mayennais et angevin de sang, optimiste, trop bon trop con...