Journée mondiale contre le sida oblige j’ai décidé d’écrire un billet sur ce fléau d’autant plus que je viens d’apprendre la contamination récente d’un ami d’ami que je connais à vrai dire peu mais dont la détresse m’a touché.
Il y a quelques mois, une de mes sœurs, nous a annoncé qu’elle avait un petit ami, le premier, tout du moins officiellement. Ainsi, connaissant la nullité de mes parents face à la prévention des IST, j’ai essayé de lui en parler tout en demandant à une autre soeur de sonder le terrain… Surprenant !!! Né au début des années 1980 et ayant suivi toute ma scolarité dans des établissements catholiques, je n’ai jamais eu aucun cours de prévention et il faut souligner l’incompétence de mes profs de bio dans ce domaine. A l’inverse, ma sœur, plus jeune, a été dans un collège public et a suivi un cours de prévention dont, malheureusement, seul le titre abordait le sujet… En effet, les filles et les garçons de la classe ont été séparés, le premier groupe parlant des petits inconvénients menstruels (migraine, mauvaise humeur,…) tandis que la conversation du second semble n’avoir guère été plus fructueuse… Mais où sont les activités de prévention montrées dans les journaux télévisés ?
Petit collège de province ? Groupe de pression des dévotes des lieux ? Pression du président du Conseil général pour maintenir la population du département (c’est en Vendée, sait-on jamais) ? Quelle est la raison de l’incompétence de l’Education Nationale et des professeurs dans ce domaine ? Tant de questions sans réponses qui illustre une fois encore un décalage profond entre un Etat français stagnant voire même en régression et débordé face à une société en constante évolution.
En tout cas, mes sœurs ont réglé ces quelques manques entre elles et je me suis, pour l’occasion, transformé en distributeur à préservatifs.
samedi 1 décembre 2007
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