mardi 15 janvier 2008

Into the wild

Blessures d’enfant, d’adolescent, rejeton d’une société de consommation qui le révulse, qui a formaté ses parents et qui va bientôt l’englober lui aussi pour en faire une sorte de pantin... Christopher McCandless, tout juste 22 ans, a alors décidé de tout quitter, de suivre un parcours, son parcours initiatique, seul, la nature à l’état brut, l’Alaska... Il va tout faire pour suivre son chemin, parsemé de rencontres: un couple de hippies; une jeune fille, jeune, trop jeune, innocente, innocente elle restera; un ancien militaire à la retraite, veuf, seul, qui le prend en affection, ira jusqu’à lui proposer de l’adopter; toutes ces personnes, exceptionnelles, elles le sont, écorchées vives aussi, parfois, pourtant aucune n’arrivera à le retenir, aucune. Son but est primordial, vital, l’Alaska, encore et toujours... Ils parviendront juste à lui faire partager leur vision de la vie, de l’autre, des autres.



Des livres aussi, une grande partie de son monde intérieur, sa solitude qu’il s’est tissée, ils ne le quitteront jamais, même sur sa route vers l’Alaska, c’est l’une des seules choses qu’il va garder, des livres, tout un monde...
L’Alaska, enfin, elle se profile, l’hiver aussi, le bout du parcours, début d’un nouveau chemin ou d’une impasse? Il obtient ces moments en communion avec la nature, cette vie, celle d’une maturité venue trop rapidement. Le chemin se referme, l’impasse se profile, un retour en arrière n’est plus possible. Dernières introspections, une intuition: le bonheur ne je conjugue qu’avec l’autre, les autres... La fin lui est connue, s’allonge, le déchire, il s’éteint...

Où vais-je trouver mon Alaska?

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