samedi 22 décembre 2007
l’air de Nantes
Journée prévue au dernier moment pour finir de trouver des cadeaux de noyel pour deux de mes sœurs. Levé matinal, encore!!!, et direction Nantes. Premier trajet en busway, on longe mon ancien quartier, la cité des congrès, mon ancienne boulangerie. Un bref passage devant la cathédrale, les travaux s’achèvent, je n’en ai pourtant rien vu... Je croise, malheureusement, une tête connue, il se détourne, je continue à parler à ma sœur... les rues pavées, ma boutique officielle de berlingots, les quais de l’Erdre, le tram,...
Puis une, deux, trois boutiques, de nombreuses boutiques: des fringues, des sacs, plein d’idées et les cadeaux sont bouclés. Une visite chez mes grands-parents, un repas, gargantuesque comme toujours, des discussions à n’en plus finir: de la rancœur, du stress, de la détresse? 2007 a apporté son lot de malheur que 2008 ne pourra plus effacer, le calvaire de ce deuil qui ne s’arrête pas, toujours autant présent et pourtant déjà en parti enseveli par l’effet du temps, un deuil de mort-vivant... Pour dire vrai, j’ai déjà oublié son odeur, son rire, ma dernière conversation avec elle, la dernière fois que je l’ai vu en vie: il me semble juste que c’était à noël dernier, je ne lui ai presque pas parlé, peu de temps, le repas à préparer et à servir, placés totalement à l’opposé, pourtant face à moi, seulement une carte pour la bonne année... Je lui dois pourtant l’un de mes plus anciens souvenirs d’enfant, à peine trois ans, Combloux, le Mont Blanc, le tour du chalet dans cette carriole, son attention et sa présence, tout simplement. Je ne crois en rien, ni en Dieu, ni au paradis, ni en la réincarnation, je crois seulement en la mémoire que l’on a d’une personne, des bons moments que l’on a partagé, des souvenirs communs et pour rendre cette personne éternelle, il suffira de transmettre toutes ces choses aux jeunes générations de la famille qui en feront de même avec leurs enfants... Utopique? Oui!!! et pourtant j’y crois.
Un dernier tour à Nantes, sur l’île Beaulieu, le hangar à bananes, les grues, les anneaux lumineux de Buren, l’Eléphant,... Une nouvelle rencontre fortuite, non désirée, vite oubliée. Un léger pincement au cœur en repartant, presque indolore dans cette exaltation d’un retour aux sources devenu si nécessaire...
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire