samedi 29 décembre 2007
Grand ménage de printemps
Tout est supprimé et j’ai juste placé une repro de deux anges très connus qui se trouvent, il me semble, sur les voûtes de la chapelle Sixtine... Supprimées aussi ces maquettes de monuments, véritables nids à poussière, qui prenaient une place devenue trop rare et qui se retrouvent donc démontées (pour longtemps) et rangées dans des boites à chaussures.
Ensuite j’attaque l’armoire, entièrement vidée et je trie inexorablement toutes ces fringues : de la place, il me faut de la place!!! J’essaie de les refourguer et j’emballe le reste pour le donner. Il y a même des choses que je n’ai jamais porté... Je ramasse tout ce que je garde et je découvre que même après ce tri, je n’arriverais jamais à stocker ce qui est actuellement dans mon studio de la Rochelle...
A ce stade, il ne me reste plus que mon bureau, le secrétaire et une partie de mes étagères. Activité reportée au lendemain puisque je dois servir de taxi pour ma sœur... Donc, ben euh, trois jours plus tard, me revoilà à trier et classer mes anciens cours, mes documents de stage et mes magasines: cinq ou six boites d’archives... J’ai la mauvaise habitude de stocker tous ces trucs sur une étagère et de les ranger quelques semaines plus tard. Or, je n’avais pas réaliser ce tri depuis au moins six mois avec trois déménagements, peu de week-ends à la maison et les pressions de ma petite sœur pour jouer avec elle au lieu de ranger... J’ai aussi eu la bonne surprise de tomber sur mon ancien agenda de 2005-2006 et de me remémorer certains des évènements que j’y ai marqué, certaines espérances que j’avais et certaines désillusions qui sont restées... Il serait ainsi temps, pour bien entamer 2008, de me débarrasser de certains fardeaux qui commencent à me peser.
mardi 25 décembre 2007
Noyel
Le réveillon d’hier ne s’est pas trop mal passé par rapport à l’humeur massacrante de ma mère. Elle a toujours le chic pour bien choisir ses jours... Repas sur mesure: toasts, saumon fumé, coquille Saint-Jacques, un poisson à la sauce crevette, une bûche,... le tout arrosé d’un petit blanc bien sympathique,... Quelques minutes après minuit, c’est la ruée sur les cadeaux, ma mère ouvre sa smartbox, elle s’en désintéresse assez rapidement, ne regarde même pas les destinations proposées, ni les prestations. Comme à son habitude, elle ne montre aucune satisfaction face à ce cadeau, a t-elle aimé ou détesté, Je n’en sais rien. Cette insensibilité m’exaspère: ces sentiments non exprimés, ces non-dits, ces débuts de petits riens qui pourraient pourtant être si forts mais se fanent avant même d’éclore... Je me dégoute moi-même lorsque je me rends compte que je suis capable des mêmes exactions...
Aujourd’hui, c’était le repas de noyel, en famille, au sens large cette fois: grands-parents, oncles, tantes, cousins,... La tradition de mon enfance a été quelque peu écornée depuis plusieurs années mais son sens a tout de même survécu (pour combien de temps encore?), c’est le plus important. Je suscite une fois encore peu d’intérêt: vendéen, étudiant merdeux, chômeur (de longue durée?) en puissance,... on me prend encore pour un adolescent qui se rebelle contre les idées très réductrices et même franchement racistes qui sortent de la bouche de ma mère,... Ah la famille!!! Je peux rarement esquisser une idée politique sans me faire traiter de communiste... Cette fois-ci je suis du côté des morveux qui tapotent sur leurs Game Boy Advance tout en nous disant, qu’eux, au moins, ils ont plus de conversation... Une petite démonstration de tecktonik plus tard pour bien démontrer qu’en plus de notre conversation limitée nous sommes aussi de vieux débris rouillés, ils partent enfin dehors pour libérer leur fougue (et nos oreilles)...
Pour tout dire je n’aime pas vraiment ces repas de famille mais je suis toujours content d’y aller pour les revoir et je pense toujours, utopiste que je suis, qu’un jour peut être, ils me regarderont autrement...
samedi 22 décembre 2007
l’air de Nantes
Journée prévue au dernier moment pour finir de trouver des cadeaux de noyel pour deux de mes sœurs. Levé matinal, encore!!!, et direction Nantes. Premier trajet en busway, on longe mon ancien quartier, la cité des congrès, mon ancienne boulangerie. Un bref passage devant la cathédrale, les travaux s’achèvent, je n’en ai pourtant rien vu... Je croise, malheureusement, une tête connue, il se détourne, je continue à parler à ma sœur... les rues pavées, ma boutique officielle de berlingots, les quais de l’Erdre, le tram,...
Puis une, deux, trois boutiques, de nombreuses boutiques: des fringues, des sacs, plein d’idées et les cadeaux sont bouclés. Une visite chez mes grands-parents, un repas, gargantuesque comme toujours, des discussions à n’en plus finir: de la rancœur, du stress, de la détresse? 2007 a apporté son lot de malheur que 2008 ne pourra plus effacer, le calvaire de ce deuil qui ne s’arrête pas, toujours autant présent et pourtant déjà en parti enseveli par l’effet du temps, un deuil de mort-vivant... Pour dire vrai, j’ai déjà oublié son odeur, son rire, ma dernière conversation avec elle, la dernière fois que je l’ai vu en vie: il me semble juste que c’était à noël dernier, je ne lui ai presque pas parlé, peu de temps, le repas à préparer et à servir, placés totalement à l’opposé, pourtant face à moi, seulement une carte pour la bonne année... Je lui dois pourtant l’un de mes plus anciens souvenirs d’enfant, à peine trois ans, Combloux, le Mont Blanc, le tour du chalet dans cette carriole, son attention et sa présence, tout simplement. Je ne crois en rien, ni en Dieu, ni au paradis, ni en la réincarnation, je crois seulement en la mémoire que l’on a d’une personne, des bons moments que l’on a partagé, des souvenirs communs et pour rendre cette personne éternelle, il suffira de transmettre toutes ces choses aux jeunes générations de la famille qui en feront de même avec leurs enfants... Utopique? Oui!!! et pourtant j’y crois.
Un dernier tour à Nantes, sur l’île Beaulieu, le hangar à bananes, les grues, les anneaux lumineux de Buren, l’Eléphant,... Une nouvelle rencontre fortuite, non désirée, vite oubliée. Un léger pincement au cœur en repartant, presque indolore dans cette exaltation d’un retour aux sources devenu si nécessaire...
vendredi 21 décembre 2007
Enfin en vacances !!!
dimanche 16 décembre 2007
Ma lettre au père Noyel
Comme tu le sais je n’aime pas trop cette période qui porte ton nom, les raisons en sont multiples, anciennes ou récentes, en tout cas toujours désagréables. Et puis j’ai toujours la poisse: entorse de la cheville, voiture qui tombe en panne, des problèmes avec mon fournisseur Internet, repas de famille pourris, un plombage qui saute,... bref que des emmerdes.
Pour la première fois de ma vie j’ai donc décidé de t’écrire (ma mère devait être trop débordée pour prendre du temps pour en écrire une avec moi quand j’en avais encore l’âge) ce que je souhaite comme cadeau pour 2007. Et puis comme j’ai été très sage (trop?) et que j’ai souvent eu des cadeaux pourris je vais même t’en demander plusieurs, il faudra au moins ça pour te faire pardonner le petit robot que je n’ai pas eu vers mes 8 ans et ça j’ai toujours pas digéré!!!
Comme tu l’auras compris j’ai bien pensé à mes cadeaux, il n’y a pas vraiment d’ordre d’importance puisque je les veux tous!!! Un bon job, dans mon domaine (je t’enverrai mon CV), bien rémunéré, avec un patron pas trop chiant, plutôt dans le nord-ouest de la France et pas loin d’une grande ville ou même moyenne, Nantes? c’est parfait, Laval? tu pourrais quand même te défoncé un peu plus. Ensuite, un mec (évite de me refourguer un de tes gnomes): yeux foncés, brun, plus d’1,70m, pas trop con, ça sera parfait. Irlandais et sosie de Colin Farrell, je prends tout de suite... Pour bien m’occuper avec ce nouveau jouet, j’avais pensé à un voyage à Prague, Rome ou Florence d’une durée de deux ou trois semaines ou peut être plutôt à un tour complet du bassin méditerranéen sur une durée d’un an. Enfin, je te demande aussi un appartement dans la ville où tu vas me trouver mon boulot, pas trop grand mais pas trop petit non plus, terrasse ou jardin indispensable, autant que les transports en commun. Avec tout ceci des chèques cadeaux à Ikea et à Fly ou le contact de Valérie Damidot pour qu’elle me refasse tout la déco en une semaine chrono.
Moi, exigeant et difficile? Tu rigoles? N’importe quoi!!! D’ailleurs pour te prouver ma bonne volonté, je suis prêt à te demander un seul et unique cadeau et oui!!! Il me satisfera de la même façon et sera moins contraignant pour toi: il te suffit de me donner quelques chiffres et des étoiles pour valider un ticket d’une super cagnotte à l’EuroMillions, d’au moins 200 millions d’euros, minimum, j’ai des projets tout de même!!!
ps : Si tu trouves aussi un moyen de te débarrasser de mes voisins je suis preneur.
vendredi 14 décembre 2007
La maison du bon goût…
Ainsi, ce soir, je me suis décidé à franchir le pas et partir à l’exploration de ce lieu. Première surprise: le livre d’or placé dans l’allée qui permet aux curieux de noter des louanges aux heureux propriétaires (et glisser des billets pour payer la facture EDF?), la deuxième consiste en la présence de la boite aux lettres du père noël car tout le monde sait que les ateliers du bedonnant bonhomme rouge ont été délocalisés à Angoulins pour 2007... Enfin la dernière surprise, c’est la découverte du propriétaire lui-même qui est positionné derrière ses rideaux et sort dès qu’un visiteur pointe le bout de son nez...
dimanche 9 décembre 2007
L’aquarium de la Rochelle
Ces quelques désagréments ne nous ont pas empêché de profiter de ces presque deux jours pour rattraper le temps perdu depuis la dernière fois que je suis monté sur Nantes et pour découvrir un peu La Rochelle. Une fois que je l’ai récupéré à la gare, on est allé directement à l’aquarium qui se trouve à deux pas et surtout à son café panoramique qui offre une superbe vue sur la ville et son port. Nous sommes ensuite allés dans l’aquarium même où j’ai passé une très bonne visite du fait d’avoir Tibo avec moi bien sur mais aussi par la magie des lieux, des diverses espèces et de la présentation soignée des bassins.
mardi 4 décembre 2007
En pleine régression…
Et puis, j’aime bien Douglas, il est très sage et me donne envie de retomber en enfance. J’ai tout un coup envie de passer ma matinée devant plein de dessins animés, avec un chocolat chaud dans lequel je trempe des petits princes au chocolat ou des figolu, les biscuits sablés aux figues, goût oublié des petits déjeuners chez ma grand-mère qui ne demande qu’à être rappelé à mes papilles. Oui, j’ai envie de faire un tour de manège pour arracher la queue de Mickey ; oui, j’ai envie de faire du vélo comme il y a encore 10 ans et de me prendre une bonne gamelle en pleine descente ; oui, j’ai envie d’écrire une lettre au père Noël, d’avoir la grande surprise de découvrir un tas de cadeau au pied du sapin, de bien vérifier qu’il est pas resté coincé dans l’insert de la cheminée et enfin de me demander comment il a pu faire pour en ouvrir la vitre ; oui, j’ai envie d’escalader le buffet pour aller chiper les bonbons et les dragées cachés derrière la plus haute porte de ce meuble massif dont les corniches et les ressauts sont autant de prises pour mes pieds et mes mains ; oui, j’ai envie de sucer mon pouce et de m’endormir en toute insouciance.
Pourquoi pas ? En attendant mieux…
samedi 1 décembre 2007
Préserver, préservation, préservatifs,…
Il y a quelques mois, une de mes sœurs, nous a annoncé qu’elle avait un petit ami, le premier, tout du moins officiellement. Ainsi, connaissant la nullité de mes parents face à la prévention des IST, j’ai essayé de lui en parler tout en demandant à une autre soeur de sonder le terrain… Surprenant !!! Né au début des années 1980 et ayant suivi toute ma scolarité dans des établissements catholiques, je n’ai jamais eu aucun cours de prévention et il faut souligner l’incompétence de mes profs de bio dans ce domaine. A l’inverse, ma sœur, plus jeune, a été dans un collège public et a suivi un cours de prévention dont, malheureusement, seul le titre abordait le sujet… En effet, les filles et les garçons de la classe ont été séparés, le premier groupe parlant des petits inconvénients menstruels (migraine, mauvaise humeur,…) tandis que la conversation du second semble n’avoir guère été plus fructueuse… Mais où sont les activités de prévention montrées dans les journaux télévisés ?
Petit collège de province ? Groupe de pression des dévotes des lieux ? Pression du président du Conseil général pour maintenir la population du département (c’est en Vendée, sait-on jamais) ? Quelle est la raison de l’incompétence de l’Education Nationale et des professeurs dans ce domaine ? Tant de questions sans réponses qui illustre une fois encore un décalage profond entre un Etat français stagnant voire même en régression et débordé face à une société en constante évolution.
En tout cas, mes sœurs ont réglé ces quelques manques entre elles et je me suis, pour l’occasion, transformé en distributeur à préservatifs.